Quelques chiffres significatifs
Les effectifs de la fonction publique en France font l'objet d'analyses officielles quelque peu discutables mais aussi de polémiques également critiquables. Essayons d'y voir clair entre ces 2 positions.
La fonction publique se compose de 3 parties selon la DGAFP. Et ses effectifs au 31 décembre 2003 seraient pour la fonction publique d'état, : 2 623 651 (dont l'Éducation nationale 1 250 000), la fonction publique hospitalière : 966 340, la fonction publique territoriale, 1 567 575, soit un total en 2003 de 5 157 566.
Auxquels il faut honnêtement ajouter, d'autres agents non statutaires, agents contractuels et emplois aidés (CES, CEV. CEC) directement à la charge de l'État, pour environ 350 000. Il n'est pas correct de suivre certains analystes qui veulent compter également les monopoles d'État (Postes, Banque de France..etc) ce qui n'est pas justifié vu que ces organismes rendent un service rémunéré directement, même si c'est dans des conditions de faible productivité.
Nous arrivons à un grand total de 5 500 000.
Sur un budget annuel général en 2005 (source, page 38), de 288.5 Mrds d'euros, les recettes totales nettes du Budget général sont de 242.7 Mrds d'euros
Les dépenses de personnel de la fonction publique s'élèvent à 110 Mrds d'euros, mais en y incorporant les dépenses dites induites à 120 Mrds d'euros.
Là encore beaucoup auront tendance à présenter les chiffres en fonction de leurs préjugés. Certains en faveur de l'état, feront la comparaison (plus favorable) par rapport au budget total de la nation qui est de 750 Mrds d'euros et qui comprend les dépenses sociales (celles des Administrations de Sécurité Sociale), mais ceci n'est pas correct. En revanche il est plus conforme à la réalité et à la logique de comparer ces dépenses aux recettes fiscales nettes du budget général 242.7 Mrds. Car si vous empruntez pour votre logement la banque appréciera vos capacités de remboursement par rapport à vos ressources nettes. Dans ce cas le poids de la fonction publique sur le Budget net de l'État s'établit alors à quasiment 50%.
Si on sait par ailleurs que la charge des intérêts de la dette publique équivaut à 16 % du dit budget et que le déficit des Administrations sociales n'est pas loin de 5 % du même budget, on voit que la marge de manœuvre restante pour les équipements des Universités, de la Police, des Armées, ainsi que la protection des monuments historiques et le reste...est très congrue.
Si ces effectifs sont rapportés à la population active totale (ou plutôt en âge de travailler) qui est de 27 351 000, ils atteignent 20 %. Rapportés a la population effectivement au travail (déduction faite des chômeurs officiels, des autres catégories de chômeurs non comptabilisés et des Rmistes, soit environ un total de 4 500 00 personnes) nous atteignons prés de 25%, c'est-à-dire que la France compte un fonctionnaire pour 4 actifs.
A titre de comparaison, aux États-Unis les effectifs de la fonction publique (fédérale et territoriale) ne dépassent pas 20 millions soit 13,5 % de la population en âge de travailler (148 644 000) ou 14% des actifs (taux de chômage 4,9%), soit 1 fonctionnaire pour 7 actifs.
Sous d'autres angles le poids de l'État en France parait tout autant excessif :
La pression fiscale exercée sur les richesses produites par la France (PIB) s'établit à 44% du PIB, si on ne tient compte que des prélèvements obligatoires, mais atteint 53,8% sur la base des dépenses réelles de l'Administration publiques (source, page 22). Aux États-Unis ce même rapport est respectivement de 26 % et 36 %. (source OCDE).
Si le nombre de fonctionnaires et assimilés en France atteint 5 500 000, comme vu ci-dessus et des non actifs (chômeurs et autres) est de 4 500 000, cela fait 10 000 000 de non-productifs, soit une personne sur trois dépend de l'activité des 2 autres pour produire les richesses dont elle a besoin.
Enfin politiquement si vous tenez compte de toutes les autres professions qui dépendent de l'État, les grands monopoles d'état (EDF-GDF, SNCF, Banque de France, Poste etc.) ainsi que toutes les professions de santé couvertes par la Sécurité sociale. Il ne reste plus qu'une minorité pour souhaiter que cela change !
P.S. pour mémoire :
La population totale France : 60 200 000, États-Unis : 293 655 000 (soit 4,88 fois plus).
PIB (produit intérieur brut) France : 1 600 Mrds d'euros soit environ 1 920 Mrds de USD, États-Unis : 11 679 Mlrds (soit 5.7 fois plus)
Population active totale France : 27 351 000, États-Unis : 148 644 000 (soit 5.4 fois plus)
Taux de chômage France : 9.6 %, États-Unis : 4.9%.
Pour joindre ma voix, à ceux qui défendent la liberté individuelle, la démocratie réelle, le respect des diversités, le libre-échange, la tolérance (sauf pour l'intolérance), la clairvoyance morale, une Justice maîtrisée…
mardi, mars 21, 2006
mercredi, février 15, 2006
Les dessins de la colère
Mahomet, Mahomet ! que de crimes on commet en ton nom !
Manipulation, désinformation, incitations au meurtre et à la violence de la part de mouvements qui se réclament de Mahomet avec une interprétation biaisée de l'Islam.
Le tout sur fond d’hypocrisie de nos médias et de lâcheté de la part de nos Politicos aveugles et trouillards.
Se réclamer de la liberté d’expression dans ce contexte, c’est de l’hypocrisie, quand les médias occidentaux s’autocensurent tous les jours pour rester « politiquement correct » et pour plaire à leurs lecteurs et auditeurs (voire à leurs annonceurs) également occidentaux. Cela ne leur est pas venu à l’idée de le faire pour des images considérées comme outrageantes par certains autres lecteurs, minoritaires il est vrai.
Et c’est être à coté de la plaque de la part de nos Politicos quand ils invoquent également cette liberté, tout en faisant les plus plates concessions au soi-disant respect des sensibilités religieuses, sans oser affronter réellement le fond du problème…
Car il s’agit d’une vaste intoxication et manipulation des foules islamiques organisées par ce nouvel avatar du Totalitarisme, « ce neo-Islam », selon l’expression d’ Amir Taheri, qui empoisonne notre 21ème siècle débutant.
Cette machination télécommandée est longuement analysée dans la «Note d’Analyse» de l’ESISC du 9 février, (avec des info sur l’introduction dans le dossier par les mêmes manipulateurs, de dessins inédits en Occident et particulièrement obscènes, ajoutés récemment pour chauffer un peu plus les esprits, ainsi que des indications sur ceux à qui profitent le crime).
Qu’il soit Salafiste ou Wahabiste ou encore Khomeiniste, cet islam politisé radical est une forme sournoise de totalitarisme qui sous couvert de son interprétation fasciste de l’enseignement de Mahomet, dans le sens le plus contraire aux libertés individuelles et à la tolérance, vise à dominer les masses musulmanes en les endoctrinant et les asservissant ,et en même temps à exercer son ascendant politique sur l’Occident.
“A political movement masquerading as religion”, nous explique Amir Taheri. (voir ses récents articles sur le sujet, notamment « Bonfire of the Pieties », Wall Street Journal 08/02/06, et « Hijacking Islam », New York Post, 18/02/06)
Ces radicaux extrémistes ont tenté de faire peur aux Etats-Unis sans trop de succès.
Aujourd’hui ils cherchent à intimider l’Europe (avec ses 15 millions de musulmans) et ils y réussissent au delà de toute espérance. Et tous nos Politicos européens se laissent rouler dans la farine. Bientôt nous aurons une loi contre l'islamophobie ou le blasphème, et toute décision dans notre pays devra être jugée à l’aune de sa conformité avec les diktats des Frères Musulmans et consorts !
C’est ainsi que notre chef d’état, toujours politiquement très courageux, « a critiqué le caractère blessant des caricatures mais n'a pas condamné l'attaque de l'ambassade de France à Téhéran… ». « L’Europe intimidée », dans le Monde du 13/02/06
Cette affaire en dit long sur la politisation des foules islamistes. Embrigadées, encadrées, depuis les mosquées et les madrazas où l’on n’enseigne guère la religion sinon la haine de l’infidèle. Le tout financé par le pétrole.
Que ces foules se laissent manipuler aussi facilement en dit long également, sur leur frustration, leur sens de l’échec collectif face à l’Occident et leur ressentiment. Les pratiques obscurantistes de cette religion en sont pour quelque chose, ainsi que l’incapacité de leurs maîtres à penser, soumis au terrorisme de cette pensée totalitaire, de remettre collectivement en question certains de ses aspects. Les quelques musulmans qui y songent vivent sous la menace, par exemple Ayaan Hirsi Ali, député aux Pays-Bas sous constante protection policière. Lire absolument son « discours de combat » dans le Monde d’aujourd’hui. C'est pour ces quelques musulmans dissidents qu’il faut réclamer la liberté d’expression.
En tout cas les caricatures à déplorer sont surtout celles de cet Islam dégénéré et totalitaire que ces fanatiques nous donnent à voir !
Manipulation, désinformation, incitations au meurtre et à la violence de la part de mouvements qui se réclament de Mahomet avec une interprétation biaisée de l'Islam.
Le tout sur fond d’hypocrisie de nos médias et de lâcheté de la part de nos Politicos aveugles et trouillards.
Se réclamer de la liberté d’expression dans ce contexte, c’est de l’hypocrisie, quand les médias occidentaux s’autocensurent tous les jours pour rester « politiquement correct » et pour plaire à leurs lecteurs et auditeurs (voire à leurs annonceurs) également occidentaux. Cela ne leur est pas venu à l’idée de le faire pour des images considérées comme outrageantes par certains autres lecteurs, minoritaires il est vrai.
Et c’est être à coté de la plaque de la part de nos Politicos quand ils invoquent également cette liberté, tout en faisant les plus plates concessions au soi-disant respect des sensibilités religieuses, sans oser affronter réellement le fond du problème…
Car il s’agit d’une vaste intoxication et manipulation des foules islamiques organisées par ce nouvel avatar du Totalitarisme, « ce neo-Islam », selon l’expression d’ Amir Taheri, qui empoisonne notre 21ème siècle débutant.
Cette machination télécommandée est longuement analysée dans la «Note d’Analyse» de l’ESISC du 9 février, (avec des info sur l’introduction dans le dossier par les mêmes manipulateurs, de dessins inédits en Occident et particulièrement obscènes, ajoutés récemment pour chauffer un peu plus les esprits, ainsi que des indications sur ceux à qui profitent le crime).
Qu’il soit Salafiste ou Wahabiste ou encore Khomeiniste, cet islam politisé radical est une forme sournoise de totalitarisme qui sous couvert de son interprétation fasciste de l’enseignement de Mahomet, dans le sens le plus contraire aux libertés individuelles et à la tolérance, vise à dominer les masses musulmanes en les endoctrinant et les asservissant ,et en même temps à exercer son ascendant politique sur l’Occident.
“A political movement masquerading as religion”, nous explique Amir Taheri. (voir ses récents articles sur le sujet, notamment « Bonfire of the Pieties », Wall Street Journal 08/02/06, et « Hijacking Islam », New York Post, 18/02/06)
Ces radicaux extrémistes ont tenté de faire peur aux Etats-Unis sans trop de succès.
Aujourd’hui ils cherchent à intimider l’Europe (avec ses 15 millions de musulmans) et ils y réussissent au delà de toute espérance. Et tous nos Politicos européens se laissent rouler dans la farine. Bientôt nous aurons une loi contre l'islamophobie ou le blasphème, et toute décision dans notre pays devra être jugée à l’aune de sa conformité avec les diktats des Frères Musulmans et consorts !
C’est ainsi que notre chef d’état, toujours politiquement très courageux, « a critiqué le caractère blessant des caricatures mais n'a pas condamné l'attaque de l'ambassade de France à Téhéran… ». « L’Europe intimidée », dans le Monde du 13/02/06
Cette affaire en dit long sur la politisation des foules islamistes. Embrigadées, encadrées, depuis les mosquées et les madrazas où l’on n’enseigne guère la religion sinon la haine de l’infidèle. Le tout financé par le pétrole.
Que ces foules se laissent manipuler aussi facilement en dit long également, sur leur frustration, leur sens de l’échec collectif face à l’Occident et leur ressentiment. Les pratiques obscurantistes de cette religion en sont pour quelque chose, ainsi que l’incapacité de leurs maîtres à penser, soumis au terrorisme de cette pensée totalitaire, de remettre collectivement en question certains de ses aspects. Les quelques musulmans qui y songent vivent sous la menace, par exemple Ayaan Hirsi Ali, député aux Pays-Bas sous constante protection policière. Lire absolument son « discours de combat » dans le Monde d’aujourd’hui. C'est pour ces quelques musulmans dissidents qu’il faut réclamer la liberté d’expression.
En tout cas les caricatures à déplorer sont surtout celles de cet Islam dégénéré et totalitaire que ces fanatiques nous donnent à voir !
mercredi, janvier 18, 2006
Quaero (suite)
Deux observations additionnelles :
1 - J’ai été un peu léger dans mes estimations pour le budget de Quaero, telles que je les mentionne dans mon billet précèdent.
Déjà, (dans un article du IHT du 18 janvier), les promoteurs de ce projet remontent la barre et évoquent, 1.2 à 2.4 Milliards d’euros sur 5 ans. C’est encore 5 fois moins que Google, mais ce n’est probablement pas fini. Les ambitions étatiques doivent être satisfaites et les partenaires privés sont prompts à les stimuler et à en tirer profit.
Selon un article du Financial Times : “There will certainly be interesting technologies developed out of the Quaero project. But the best to be expected is that as soon that will happen, the companies involved will scoop them up and include them in their products.”
2 - On me fait observer que la solution pour satisfaire ces ambitions est tout simplement d’acheter Google. On remplace les couleurs de son logo bleu, rouge, jaune et vert par bleu-blanc-rouge. On désigne Jean-Louis Beffa à la place de Larry Page et le tour est joué. Le Pouvoir américain ignore la pratique du « patriotisme économique ». Ils ne nous mettrons pas de bâtons dans les roues.
Problème : la capitalisation boursière de Google environ 140 Milliards de dollars équivaut à peu près au budget annuel de l’Europe (budget pas encore approuvé d’ailleurs). Il faut renoncer à la PAC et à tout le reste.
1 - J’ai été un peu léger dans mes estimations pour le budget de Quaero, telles que je les mentionne dans mon billet précèdent.
Déjà, (dans un article du IHT du 18 janvier), les promoteurs de ce projet remontent la barre et évoquent, 1.2 à 2.4 Milliards d’euros sur 5 ans. C’est encore 5 fois moins que Google, mais ce n’est probablement pas fini. Les ambitions étatiques doivent être satisfaites et les partenaires privés sont prompts à les stimuler et à en tirer profit.
Selon un article du Financial Times : “There will certainly be interesting technologies developed out of the Quaero project. But the best to be expected is that as soon that will happen, the companies involved will scoop them up and include them in their products.”
2 - On me fait observer que la solution pour satisfaire ces ambitions est tout simplement d’acheter Google. On remplace les couleurs de son logo bleu, rouge, jaune et vert par bleu-blanc-rouge. On désigne Jean-Louis Beffa à la place de Larry Page et le tour est joué. Le Pouvoir américain ignore la pratique du « patriotisme économique ». Ils ne nous mettrons pas de bâtons dans les roues.
Problème : la capitalisation boursière de Google environ 140 Milliards de dollars équivaut à peu près au budget annuel de l’Europe (budget pas encore approuvé d’ailleurs). Il faut renoncer à la PAC et à tout le reste.
lundi, janvier 16, 2006
Quaero.
Le moteur de recherche européen, imaginé par qui vous savez, pour se rendre indépendant de « l’hégémonie américaine » en la matière. (Comprenez Google surtout et Yahoo.)
Quaero ou le matamorisme* chiraquien…
Et bien entendu, quand l’Etat veut du grandiose… Celui-ci est applaudi, accompagné, excité dans ses ambitions par la cohorte de ses courtisans et autres techno-gurus qui cherchent à se faire plaisir sous couvert d’œuvrer pour le prestige et la grandeur de la France, (voulant ignorer superbement ce qu’il en coûte au contribuable), ainsi que par les entreprises publiques ou privées, gravitant dans le cercle du Pouvoir, qui sont toujours là pour profiter des largesses publiques. Ce ne sont pas eux qui vont se poser des questions.
Vous ne trouverez donc guère dans les sphères officielles les réalistes lucides qui pourraient avoir une opinion plus raisonnable sur le sujet…Quant aux médias, de connivence comme toujours, tout ce qui flatte le bon public et l’ego du citoyen peu regardant, est un sujet qui fait vendre.
Et pourtant… souvenez-vous du Plan Calcul, même suffisance étatique, même arrogance, même présomption, même combat. C’était en 1966 déjà , il s’agissait alors comme aujourd’hui de lutter contre la suprématie informatique américaine. Ce Plan Calcul avait donné naissance à la Compagnie International d’Informatique (CII) puis Unidata….le tout a sombré dans le plus grand ridicule pour aboutir à cette « gloire nationale » appelée Bull. Détournez vos yeux du gouffre financier que cela a produit (initialement et encore récemment avec les renflouements successifs de cette dernière entreprise), vous pourriez en avoir un vertige fatal !
Vient maintenant le projet Quaero, une usine à gaz avec plus de 17 participants. Le nom lui-même, quaero.com, n’est pas libre. Il est déjà utilisé par une Cie américaine. Ca commence bien !
Quels objectifs ? Google effectue les recherches, en français (google.fr) ou en japonais, en russe, en chinois, etc. et classe les résultats en fonction de la pertinence par rapport au mot clé. Où est la suprématie américaine ?…Google préfigure un monde qui se forme devant nous où la connaissance n’a plus de nationalité et l’accession au savoir est mondiale, et les principaux acteurs sont des entreprises universelles (« global companies »). Que veut apporter de plus Quaero?... Classer les résultats des recherches en fonction de critères culturels français tels qu’ils sont déterminés par les esprits forts de l’état. Succès international assuré ! En tout cas sans moi ! Merci !
Quel modèle économique ? La part de Google du marché des moteurs de recherche ne fait que s’accroître chaque jour et atteint 40% mondial. Son modèle économique est une telle réussite qu’il garantit la gratuité, l’universalité et la pérennité. Yhaoo et Microsoft rament de leur coté pour contrer le déferlement google. Comment Quaero veut-il gagner de l’argent ? Aucune indication ! Sauf que la « culture francaise n’est pas une marchandise » et que « l’état culturel » bien sûr se charge de la diffuser aux frais des citoyens pour leur édification. On est en plein soviétisme !
Quel budget ? un budget de 100 M euros sur 5 ans pour Quaero dit-on, soit 20 M d’euros par an. Ridicule, quand on sait que R&D chez Google atteint fin 2005, le rythme de 1 milliard de USD an, soit près de 45 fois plus et va croissant chaque trimestre.
Quels ingénieurs ? Il y a quelques informaticiens européens déjà mobilisés pour Quaero et ils sont très brillants sans nul doute ! Mais qu’est-ce contre les 5000 ingénieurs de Google et sa politique de recrutement, en Californie, en Inde, en Chine et en Suisse à des niveaux de qualifications extrêmes et au rythme d’environ 10 par mois voire plus ? Et d’ailleurs Google ne manquera pas de débaucher ceux de Quaero le moment venu après leur perfectionnement au frais du contribuable européen.
C’est trop tard MM. les technocrates, il fallait avoir l’idée avant. Votre dirigisme désordonné est toujours décalé par rapport aux réalités soit trop tôt (voir le Minitel) soit trop tard.
Et pourtant les français sont des organismes multicellulaires aussi sophistiqués que ceux d’outre atlantiques et la surface de leur cortex n’a rien à leur envier. Le hic, c’est que le bouillon cytoplasmique dans lequel ils se développent est de nature trop étatique.
*Procédé de défense utilisé généralement par des insectes qui, attaqués, se dressent, se gonflent, étalent tous leurs appendices, augmentent de volume pour effrayer leur ennemi…Larousse encyclopédique
Quaero ou le matamorisme* chiraquien…
Et bien entendu, quand l’Etat veut du grandiose… Celui-ci est applaudi, accompagné, excité dans ses ambitions par la cohorte de ses courtisans et autres techno-gurus qui cherchent à se faire plaisir sous couvert d’œuvrer pour le prestige et la grandeur de la France, (voulant ignorer superbement ce qu’il en coûte au contribuable), ainsi que par les entreprises publiques ou privées, gravitant dans le cercle du Pouvoir, qui sont toujours là pour profiter des largesses publiques. Ce ne sont pas eux qui vont se poser des questions.
Vous ne trouverez donc guère dans les sphères officielles les réalistes lucides qui pourraient avoir une opinion plus raisonnable sur le sujet…Quant aux médias, de connivence comme toujours, tout ce qui flatte le bon public et l’ego du citoyen peu regardant, est un sujet qui fait vendre.
Et pourtant… souvenez-vous du Plan Calcul, même suffisance étatique, même arrogance, même présomption, même combat. C’était en 1966 déjà , il s’agissait alors comme aujourd’hui de lutter contre la suprématie informatique américaine. Ce Plan Calcul avait donné naissance à la Compagnie International d’Informatique (CII) puis Unidata….le tout a sombré dans le plus grand ridicule pour aboutir à cette « gloire nationale » appelée Bull. Détournez vos yeux du gouffre financier que cela a produit (initialement et encore récemment avec les renflouements successifs de cette dernière entreprise), vous pourriez en avoir un vertige fatal !
Vient maintenant le projet Quaero, une usine à gaz avec plus de 17 participants. Le nom lui-même, quaero.com, n’est pas libre. Il est déjà utilisé par une Cie américaine. Ca commence bien !
Quels objectifs ? Google effectue les recherches, en français (google.fr) ou en japonais, en russe, en chinois, etc. et classe les résultats en fonction de la pertinence par rapport au mot clé. Où est la suprématie américaine ?…Google préfigure un monde qui se forme devant nous où la connaissance n’a plus de nationalité et l’accession au savoir est mondiale, et les principaux acteurs sont des entreprises universelles (« global companies »). Que veut apporter de plus Quaero?... Classer les résultats des recherches en fonction de critères culturels français tels qu’ils sont déterminés par les esprits forts de l’état. Succès international assuré ! En tout cas sans moi ! Merci !
Quel modèle économique ? La part de Google du marché des moteurs de recherche ne fait que s’accroître chaque jour et atteint 40% mondial. Son modèle économique est une telle réussite qu’il garantit la gratuité, l’universalité et la pérennité. Yhaoo et Microsoft rament de leur coté pour contrer le déferlement google. Comment Quaero veut-il gagner de l’argent ? Aucune indication ! Sauf que la « culture francaise n’est pas une marchandise » et que « l’état culturel » bien sûr se charge de la diffuser aux frais des citoyens pour leur édification. On est en plein soviétisme !
Quel budget ? un budget de 100 M euros sur 5 ans pour Quaero dit-on, soit 20 M d’euros par an. Ridicule, quand on sait que R&D chez Google atteint fin 2005, le rythme de 1 milliard de USD an, soit près de 45 fois plus et va croissant chaque trimestre.
Quels ingénieurs ? Il y a quelques informaticiens européens déjà mobilisés pour Quaero et ils sont très brillants sans nul doute ! Mais qu’est-ce contre les 5000 ingénieurs de Google et sa politique de recrutement, en Californie, en Inde, en Chine et en Suisse à des niveaux de qualifications extrêmes et au rythme d’environ 10 par mois voire plus ? Et d’ailleurs Google ne manquera pas de débaucher ceux de Quaero le moment venu après leur perfectionnement au frais du contribuable européen.
C’est trop tard MM. les technocrates, il fallait avoir l’idée avant. Votre dirigisme désordonné est toujours décalé par rapport aux réalités soit trop tôt (voir le Minitel) soit trop tard.
Et pourtant les français sont des organismes multicellulaires aussi sophistiqués que ceux d’outre atlantiques et la surface de leur cortex n’a rien à leur envier. Le hic, c’est que le bouillon cytoplasmique dans lequel ils se développent est de nature trop étatique.
*Procédé de défense utilisé généralement par des insectes qui, attaqués, se dressent, se gonflent, étalent tous leurs appendices, augmentent de volume pour effrayer leur ennemi…Larousse encyclopédique
jeudi, décembre 15, 2005
Autocritique et Propagandastaffel
Autocritique.
La France est à l’heure de l’autocritique collective, à la manière soviétique.
Repentance, repentance ! Nous avons beaucoup péché : colonialistes, esclavagistes, impérialistes, que sais-je encore ...?
Ah oui ! A la St Barthélemy ( en 1500 et quelques) on a massacré les protestants que l’on a expulsés sans préavis cent ans plus tard via Sangatte (ou autres lieux similaires)…
A l’occasion des bicentenaires napoléoniens, notre glorieux empereur a eu droit aussi à son lot d'infamies.
Attention la liste est longue. Je vais en avoir pour plusieurs dizaines de pages si je m’y mets.
Et puis, il serait temps depuis 2000 ans que les Romains viennent se repentir aussi de nous avoir colonisé. Allons Berlusconi prends tes responsabilités, rends nous justice et viens à Alésia faire ton acte de contrition !
Prétendre juger le passé historique au tribunal de notre moralité d’aujourd’hui est du plus grand ridicule.
Si certains cherchent à expliquer la marginalisation économique ou sociale à cause de ces « péchés » antérieurs, c’est parce qu’ils n’ont rien compris, rien appris et rien vu de ce qui se passe dans le monde ! Que les victimes elles, cherchent à rejeter la faute sur les autres ou les circonstances, c’est classique, mais pas plus honorable et justifiable que l’antisémitisme, l’antiaméricanisme, etc….
Propagandastaffel
Quant à nos députés, ils cherchent à manipuler l’histoire à la mode nazi.
Que de belles âmes se soient indignées parce que des parlementaires de droite de notre belle Assemblée (auquel d’ailleurs était associé notre Ministre des affaires étrangères) ont décidé qu’il fallait trouver du mérite à notre période coloniale, c’était couru d'avance.
Une telle démarche de la part de ces parlementaires était aussi stupide que nulle, mais la réaction qu’elle a suscitée, basée sur l'autocritique et la culpabilisation, ne l’en est pas moins.
Ce qui est lamentable surtout dans cette histoire, c’est l’attitude de notre caste étatique toujours prête à façonner les cerveaux pour d’obscurs raisons d’état.
Cette manière de faire de nos "Etatcrates" n’est cependant pas nouvelle …C’est même une tradition bien française !
Associés au Mamouth (l’EN), il y a bien longtemps qu’ils fabriquent l’Histoire.
Dans le temps il fallait de bons patriotes, de la chair à canon pour toutes nos guerres… et puis après, pour notre Enseignement (sous l’influence de Gramsci qui cherchait à faire avancer l’idéologie communiste à travers l’école), il fallait que les nouvelles générations constituent de bons marxistes respectueux du service public.
Il est, selon ces esprits forts, indispensable d’éviter que les enfants soient soumis au hasard d’influences pernicieuses (y compris celles de leurs parents) pour l’intérêt national. Leur constructivisme social commence par le lavage des cerveaux !
Il serait temps que la Vérité Historique soit enfin enseignée à l’école. Même si elle n’est pas bonne à dire, nos enfants sauront en tirer un meilleur profit que des boniments cuisinés par nos "sociocrates".
Cette vérité historique est, il est vrai, difficile à saisir. Que ce problème soit donc confié à un collège d’historiens scientifiques auquel seraient invités des experts étrangers.
Il en sortirait une vision aussi objective que possible qui ne serait pas sans nous surprendre, nous qui avons été élevés à l’école de la république.
On y verrait se dégonfler le mythe de Vercingétorix, Le dossier Vercingétorix
. Toutes les mystifications de Bonaparte seraient enfin dévoilées, Les grandes impostures de l'histoire de France : Tome 1, de Vercingétorix à Napoléon
. On aurait une vue éclairée de la déchéance morale liée au régime de Vichy, La France de Vichy, 1940-1944
. Y serait révélée l’inféodation à Moscou du parti communiste français en pleine guerre froide. On y découvrirait qu’il n’y a pas longtemps encore à l’Elysée régnait « une véritable association de malfaiteurs »*…etc. etc...
Soviétisme et nazisme, nos inspirations sont glorieuses !
*Citation d’un auteur célèbre membre de l’Académie française.
La France est à l’heure de l’autocritique collective, à la manière soviétique.
Repentance, repentance ! Nous avons beaucoup péché : colonialistes, esclavagistes, impérialistes, que sais-je encore ...?
Ah oui ! A la St Barthélemy ( en 1500 et quelques) on a massacré les protestants que l’on a expulsés sans préavis cent ans plus tard via Sangatte (ou autres lieux similaires)…
A l’occasion des bicentenaires napoléoniens, notre glorieux empereur a eu droit aussi à son lot d'infamies.
Attention la liste est longue. Je vais en avoir pour plusieurs dizaines de pages si je m’y mets.
Et puis, il serait temps depuis 2000 ans que les Romains viennent se repentir aussi de nous avoir colonisé. Allons Berlusconi prends tes responsabilités, rends nous justice et viens à Alésia faire ton acte de contrition !
Prétendre juger le passé historique au tribunal de notre moralité d’aujourd’hui est du plus grand ridicule.
Si certains cherchent à expliquer la marginalisation économique ou sociale à cause de ces « péchés » antérieurs, c’est parce qu’ils n’ont rien compris, rien appris et rien vu de ce qui se passe dans le monde ! Que les victimes elles, cherchent à rejeter la faute sur les autres ou les circonstances, c’est classique, mais pas plus honorable et justifiable que l’antisémitisme, l’antiaméricanisme, etc….
Propagandastaffel
Quant à nos députés, ils cherchent à manipuler l’histoire à la mode nazi.
Que de belles âmes se soient indignées parce que des parlementaires de droite de notre belle Assemblée (auquel d’ailleurs était associé notre Ministre des affaires étrangères) ont décidé qu’il fallait trouver du mérite à notre période coloniale, c’était couru d'avance.
Une telle démarche de la part de ces parlementaires était aussi stupide que nulle, mais la réaction qu’elle a suscitée, basée sur l'autocritique et la culpabilisation, ne l’en est pas moins.
Ce qui est lamentable surtout dans cette histoire, c’est l’attitude de notre caste étatique toujours prête à façonner les cerveaux pour d’obscurs raisons d’état.
Cette manière de faire de nos "Etatcrates" n’est cependant pas nouvelle …C’est même une tradition bien française !
Associés au Mamouth (l’EN), il y a bien longtemps qu’ils fabriquent l’Histoire.
Dans le temps il fallait de bons patriotes, de la chair à canon pour toutes nos guerres… et puis après, pour notre Enseignement (sous l’influence de Gramsci qui cherchait à faire avancer l’idéologie communiste à travers l’école), il fallait que les nouvelles générations constituent de bons marxistes respectueux du service public.
Il est, selon ces esprits forts, indispensable d’éviter que les enfants soient soumis au hasard d’influences pernicieuses (y compris celles de leurs parents) pour l’intérêt national. Leur constructivisme social commence par le lavage des cerveaux !
Il serait temps que la Vérité Historique soit enfin enseignée à l’école. Même si elle n’est pas bonne à dire, nos enfants sauront en tirer un meilleur profit que des boniments cuisinés par nos "sociocrates".
Cette vérité historique est, il est vrai, difficile à saisir. Que ce problème soit donc confié à un collège d’historiens scientifiques auquel seraient invités des experts étrangers.
Il en sortirait une vision aussi objective que possible qui ne serait pas sans nous surprendre, nous qui avons été élevés à l’école de la république.
On y verrait se dégonfler le mythe de Vercingétorix, Le dossier Vercingétorix
Soviétisme et nazisme, nos inspirations sont glorieuses !
*Citation d’un auteur célèbre membre de l’Académie française.
jeudi, novembre 10, 2005
"Mais, c'est une révolte ?"
"Non Sire, c'est une révolution !".
Cette réponse célèbre de Liancourt à Louis XVI, au soir du 14 juillet 1789 nous revient à l'esprit à l'occasion des violences urbaines.
De grandes similitudes en effet, car INÉGALITÉS et PRIVILÈGES sont les maîtres mots, aujourd’hui comme en 1789. C’est le fameux « modèle social français », dont on vante si fort les mérites, qui est mis en cause aujourd’hui.
Les beaux esprits, et en particulier le premier d’entre eux, y voient une faillite de notre politique de l’intégration. Quelle belle clairvoyance ! C’est comme si votre maison prend feu et que vous en déduisez avec génie que vous avez un problème d’incendie.
Plus géniaux encore, dans les ors des Palais Nationaux, ces mêmes beaux esprits claironnent leur appel solennel à la Responsabilité Républicaine et à l'unité de la Nation, comme si « les sans-culottes 2005 » allaient s’en émouvoir.
Et bien entendu les mêmes ne trouvent rien d’autre, comme d’habitude, pour régler le problème que de distribuer de l’argent, (« Tax-generating statist measures », c'est leur réflexe congénital !) : La Haute autorité de lutte contre les discriminations, le plan Borloo de rénovation urbaine, la création de préfets délégués à l'égalité des chances, la grande Agence de la cohésion sociale et de l'égalité des chances…et une quantité d’autres zakouski… Quel bel effort d’imagination et de lucidité !
« Mais donnez leur des brioches !» disaient Marie-Antoinette, aussi lucide et réaliste qu’eux !
Cette pseudo-générosité dans un tel contexte d’inégalités n’engendre que la haine, le mépris et la dépendance insupportable…et aggrave le problème.
Ce sont les inégalités et privilèges que les forces politiques (Etat socialiste et droitiste ainsi que syndicats), notamment depuis la fin des 30 glorieuses -depuis Giscard disons-le bien clairement-, ont laissé se développer, qu’il faut blâmer et combattre.
Ces forces obéissant à des intérêts étroitement corporatifs, ceux des salariés (avec leurs retraités) du secteur public et parapublics ainsi que d’une grande partie du secteur privé (les grandes entreprises notamment complices inévitables du système), ont mis progressivement en place des structures destinées à protéger ces salariés des risques et des changements, et à maintenir leurs privilèges bien souvent exorbitants. (Lire à ce sujet « France in crisis » de Timothy B. Smith, mentionné colonne de droite, notamment le chapitre « Persisting inequalities, page 127 » *)
Il en est résulté, (essentiellement pour les autres), un chômage structurel massif, une raréfaction du travail, lourdement taxé, maintenu uniformément au dessus d’un seuil tarifaire élevé et soumis à une réglementation étroite.
C’est le produit de choix politiques délibérés. Que l’on ne nous parle pas de chocs pétroliers, de mondialisation ou d'autres fatalités !
Ce faisant ces forces étouffent la croissance, mais ce n’est pas suffisamment grave, à leurs yeux et ceux de ces privilégiés, pour qu’elles trouvent le besoin et le courage de réformes.
Mais cela produit un véritable infarctus du corps social dans le sens où certaines de ses parties ne sont plus vascularisées et c’est ce que nous vivons aujourd’hui. ("[The french] increasingly infarcted economic system", Joel Kotkin). Cet infarctus frappe les parties les plus vulnérables.
Le chômage structurel massif est fatalement payé extrêmement cher par les communautés marginales, une caractéristique inévitable de la loi de l’offre et de la demande sur le marché du travail. Car quand il y a rareté (chômage) et cherté (smig + charges sociales), le niveau des exigences en matière de qualification des employeurs s’élèvent immanquablement… et ce n’est pas du racisme !
Devinez qui en souffre le plus ! (Observatoire des Discriminations Université Paris I)
Et quand à ceci s’ajoute la rigidité des lois sur le travail avec la réglementation étatique stricte des licenciements, il faut avoir un goût extrême du risque pour qu’un employeur recrute dans ces mêmes communautés marginales alors qu’il a surabondance de choix dans des populations qu’il connaît mieux.
Le résultat est un taux d’inoccupation (chômage + RMI) supérieur dans la plupart de ces banlieues a plus de 50% de la population potentiellement active.
On s’étonne que ça n’ait pas pété plus tôt !
Bien sûr il y a beaucoup d’autres choses à dire sur cette crise. En particulier les problèmes identitaires de ces communautés face à un nationalisme romantique à la française**, ("Les Valeurs Républicaines de la France une et indivisible ne laissent aucune place au Particularisme !"), avec sa laïcité fanatique et bien souvent une xénophobie vicieuse.
L’intégration des immigrants pose problème dans tous les pays mais là où il faut bosser pour gagner son pain, là ou il y a du travail dans la liberté d’entreprendre, ces problèmes sont la plupart du temps régionalement limités, gérables et s’estompent avec les générations. Chez nous ils affectent le pays tout entier, s’aggravent avec le temps et mettent en cause la structure même de la société. Il est probable que c’est cette dernière qui ait besoin d’être réformée en profondeur.
Notes tirées de "France in crisis" :
* “As unemployment rose to unprecedented levels, and as the labor force participation rate fell rapidly, the comfortably employed in France became even more comfortable, better paid, and better vacationed”.
** “The universal Republican model fails to acknowledge the reality of mixed or divided loyalties and identities”
Cette réponse célèbre de Liancourt à Louis XVI, au soir du 14 juillet 1789 nous revient à l'esprit à l'occasion des violences urbaines.
De grandes similitudes en effet, car INÉGALITÉS et PRIVILÈGES sont les maîtres mots, aujourd’hui comme en 1789. C’est le fameux « modèle social français », dont on vante si fort les mérites, qui est mis en cause aujourd’hui.
Les beaux esprits, et en particulier le premier d’entre eux, y voient une faillite de notre politique de l’intégration. Quelle belle clairvoyance ! C’est comme si votre maison prend feu et que vous en déduisez avec génie que vous avez un problème d’incendie.
Plus géniaux encore, dans les ors des Palais Nationaux, ces mêmes beaux esprits claironnent leur appel solennel à la Responsabilité Républicaine et à l'unité de la Nation, comme si « les sans-culottes 2005 » allaient s’en émouvoir.
Et bien entendu les mêmes ne trouvent rien d’autre, comme d’habitude, pour régler le problème que de distribuer de l’argent, (« Tax-generating statist measures », c'est leur réflexe congénital !) : La Haute autorité de lutte contre les discriminations, le plan Borloo de rénovation urbaine, la création de préfets délégués à l'égalité des chances, la grande Agence de la cohésion sociale et de l'égalité des chances…et une quantité d’autres zakouski… Quel bel effort d’imagination et de lucidité !
« Mais donnez leur des brioches !» disaient Marie-Antoinette, aussi lucide et réaliste qu’eux !
Cette pseudo-générosité dans un tel contexte d’inégalités n’engendre que la haine, le mépris et la dépendance insupportable…et aggrave le problème.
Ce sont les inégalités et privilèges que les forces politiques (Etat socialiste et droitiste ainsi que syndicats), notamment depuis la fin des 30 glorieuses -depuis Giscard disons-le bien clairement-, ont laissé se développer, qu’il faut blâmer et combattre.
Ces forces obéissant à des intérêts étroitement corporatifs, ceux des salariés (avec leurs retraités) du secteur public et parapublics ainsi que d’une grande partie du secteur privé (les grandes entreprises notamment complices inévitables du système), ont mis progressivement en place des structures destinées à protéger ces salariés des risques et des changements, et à maintenir leurs privilèges bien souvent exorbitants. (Lire à ce sujet « France in crisis » de Timothy B. Smith, mentionné colonne de droite, notamment le chapitre « Persisting inequalities, page 127 » *)
Il en est résulté, (essentiellement pour les autres), un chômage structurel massif, une raréfaction du travail, lourdement taxé, maintenu uniformément au dessus d’un seuil tarifaire élevé et soumis à une réglementation étroite.
C’est le produit de choix politiques délibérés. Que l’on ne nous parle pas de chocs pétroliers, de mondialisation ou d'autres fatalités !
Ce faisant ces forces étouffent la croissance, mais ce n’est pas suffisamment grave, à leurs yeux et ceux de ces privilégiés, pour qu’elles trouvent le besoin et le courage de réformes.
Mais cela produit un véritable infarctus du corps social dans le sens où certaines de ses parties ne sont plus vascularisées et c’est ce que nous vivons aujourd’hui. ("[The french] increasingly infarcted economic system", Joel Kotkin). Cet infarctus frappe les parties les plus vulnérables.
Le chômage structurel massif est fatalement payé extrêmement cher par les communautés marginales, une caractéristique inévitable de la loi de l’offre et de la demande sur le marché du travail. Car quand il y a rareté (chômage) et cherté (smig + charges sociales), le niveau des exigences en matière de qualification des employeurs s’élèvent immanquablement… et ce n’est pas du racisme !
Devinez qui en souffre le plus ! (Observatoire des Discriminations Université Paris I)
Et quand à ceci s’ajoute la rigidité des lois sur le travail avec la réglementation étatique stricte des licenciements, il faut avoir un goût extrême du risque pour qu’un employeur recrute dans ces mêmes communautés marginales alors qu’il a surabondance de choix dans des populations qu’il connaît mieux.
Le résultat est un taux d’inoccupation (chômage + RMI) supérieur dans la plupart de ces banlieues a plus de 50% de la population potentiellement active.
On s’étonne que ça n’ait pas pété plus tôt !
Bien sûr il y a beaucoup d’autres choses à dire sur cette crise. En particulier les problèmes identitaires de ces communautés face à un nationalisme romantique à la française**, ("Les Valeurs Républicaines de la France une et indivisible ne laissent aucune place au Particularisme !"), avec sa laïcité fanatique et bien souvent une xénophobie vicieuse.
L’intégration des immigrants pose problème dans tous les pays mais là où il faut bosser pour gagner son pain, là ou il y a du travail dans la liberté d’entreprendre, ces problèmes sont la plupart du temps régionalement limités, gérables et s’estompent avec les générations. Chez nous ils affectent le pays tout entier, s’aggravent avec le temps et mettent en cause la structure même de la société. Il est probable que c’est cette dernière qui ait besoin d’être réformée en profondeur.
Notes tirées de "France in crisis" :
* “As unemployment rose to unprecedented levels, and as the labor force participation rate fell rapidly, the comfortably employed in France became even more comfortable, better paid, and better vacationed”.
** “The universal Republican model fails to acknowledge the reality of mixed or divided loyalties and identities”
P.S. :
Autre lecture utile sur ces sujets : L'Amérique des ethnies de Thomas Sowell
vendredi, octobre 14, 2005
T•U•R•K•S
Voilà que resurgit le concept de « l’Europe chrétienne » parmi tous ceux qui s'opposent , et ils sont nombreux, à la Turquie islamiste et son adhésion à l'Europe.
Pourtant nos « Pères fondateurs », maintenant déchus, avaient renié ces origines chrétiennes et ne voulaient surtout pas y faire référence dans leur projet de constitution.
Mais qu’importe, le monde politique n’est pas à une aberration près.
Incohérents également sont ceux qui hier rejetaient, en votant non, le concept d’une Europe politique ou d’Europe-puissance et qui aujourd’hui considèrent que l’accession de la Turquie ruinerait un tel projet alors que de toute façon ils n'en veulent pas.
Absurdes de l’autre coté sont ceux, comme notre chef de l’état, qui rêvent de l’Europe-puissance et sont en même temps en faveur de l’adhésion turque.
Car en effet ces 2 concepts ne vont pas ensemble. Cette adhésion ne peut se concevoir dans le cadre d'une intégration politique forte.
L’Europe politique était déjà une chimère du temps où nous étions 12, à 25 encore plus, avec la Turquie, carrément impossible.
Avant tout, Il faut savoir ce qu’on veut faire de l’Europe : un espace borné à des frontières géographiques supposées naturelles où l’on cherche à protéger frileusement notre « modèle » et notre culture dans un cadre politique uniformisé et rigide, avec le règne de l’état et la bureaucratie de Bruxelles.
Ou au contraire, veut-on que l’Europe s'unisse dans la liberté des nations, avec une grande et généreuse Idée de coopération et de solidarité entre peuples voisins, cherchant ensembles à promouvoir et approfondir la paix, la démocratie, les droits de l’homme, le libre échange, se concertant pour affronter les problèmes mondiaux et s'efforçant d'harmoniser une vision géopolitique commune.
Dans le premier cas la Turquie n’a pas sa place, dans le second, son adhésion est hautement souhaitable !
Pour son bien à elle et pour le nôtre !
Pour la Turquie on peut déjà voir l’effet extraordinaire que ce projet d’adhésion (qui existe depuis 1963) a eu sur la transformation politique et économique de ce pays. (Wall Street Journal Europe, 5 octobre 2005). C'est l’effet de « levier vertueux » du concept de l’Union européenne. Il est indiscutable et spectaculaire (pour tous les membres , anciens, nouveaux et futurs).
Et pour nous. L’histoire démontre amplement que l'ouverture sur l'extérieur a toujours conféré dynamisme et prospérité. Le refus, voire la haine de l’étranger, est « native » chez l’homo sapiens-sapiens. Une des caractéristiques des civilisations progressistes et évoluées est de dépasser ce stade et d’accepter la diversité.
Regrettable que la France se trouve dans le camp des pays les plus réfractaires à cette ouverture. Repli sur soi signifie inmanquablement déclin. Au lieu de craindre 70 millions de concurrents, il serait préférable de se réjouir de 70 millions de clients potentiels.
Et quant à l'islamisation, on est de toute façon amener à s'accomoder avec les musulmans qui sont déjà chez nous et qui ne manqueront pas de se multiplier dans le très proche avenir. Avec l’intégration de la Turquie, la pression d'un islam moderne, sécularisé et progressiste ne pourrait être que bénéfique pour mettre nos propres musulmans dans la même ligne !
Pour me faire des amis, je citerai l’exemple des Etats-Unis. Ils ont cru bon de promouvoir avec le Mexique, le NAFTA (Accord de Libre-Echange Nord-Américain) en 1992 et récemment en 2004 avec l’Amérique centrale le CAFTA-DR (Accord de libre-échange, USA, Amérique centrale et République Dominicaine), alors que le rapport des populations concernées est de plus de 1 à 3, entre les pauvres mexicains et les riches américains, contre un rapport de 1 à 6 seulement entre les Turcs et l’Europe. Ce n’est pas de la générosité de la part des américains, c’est leur intérêt bien compris qu’ils poursuivent. Ils ont considéré qu’il était préférable de chercher à créer de la richesse dans ces pays et ainsi fixer les populations sur place que de les voir déferler à leur frontière.
Mais nous en Europe on a l’habitude de « se tirer dans le pied ». On ne fonctionne qu’à l’idéologie et au tempo du politiquement correct. L’intérêt bien compris on ne veut pas connaître.
P. S. Regrettable aussi pour l'éducation de l'opinion française que cette magnifique exposition :
"T•u•r•k•s" (a journey of a thousand years , 600-1600)
qui a fait courir les foules britanniques pendant plusieurs semaines au début de cette année ne soit pas montrée en France. Nos esprits forts de la Culture Française en ont décidé autrement !
Pourtant nos « Pères fondateurs », maintenant déchus, avaient renié ces origines chrétiennes et ne voulaient surtout pas y faire référence dans leur projet de constitution.
Mais qu’importe, le monde politique n’est pas à une aberration près.
Incohérents également sont ceux qui hier rejetaient, en votant non, le concept d’une Europe politique ou d’Europe-puissance et qui aujourd’hui considèrent que l’accession de la Turquie ruinerait un tel projet alors que de toute façon ils n'en veulent pas.
Absurdes de l’autre coté sont ceux, comme notre chef de l’état, qui rêvent de l’Europe-puissance et sont en même temps en faveur de l’adhésion turque.
Car en effet ces 2 concepts ne vont pas ensemble. Cette adhésion ne peut se concevoir dans le cadre d'une intégration politique forte.
L’Europe politique était déjà une chimère du temps où nous étions 12, à 25 encore plus, avec la Turquie, carrément impossible.
Avant tout, Il faut savoir ce qu’on veut faire de l’Europe : un espace borné à des frontières géographiques supposées naturelles où l’on cherche à protéger frileusement notre « modèle » et notre culture dans un cadre politique uniformisé et rigide, avec le règne de l’état et la bureaucratie de Bruxelles.
Ou au contraire, veut-on que l’Europe s'unisse dans la liberté des nations, avec une grande et généreuse Idée de coopération et de solidarité entre peuples voisins, cherchant ensembles à promouvoir et approfondir la paix, la démocratie, les droits de l’homme, le libre échange, se concertant pour affronter les problèmes mondiaux et s'efforçant d'harmoniser une vision géopolitique commune.
Dans le premier cas la Turquie n’a pas sa place, dans le second, son adhésion est hautement souhaitable !
Pour son bien à elle et pour le nôtre !
Pour la Turquie on peut déjà voir l’effet extraordinaire que ce projet d’adhésion (qui existe depuis 1963) a eu sur la transformation politique et économique de ce pays. (Wall Street Journal Europe, 5 octobre 2005). C'est l’effet de « levier vertueux » du concept de l’Union européenne. Il est indiscutable et spectaculaire (pour tous les membres , anciens, nouveaux et futurs).
Et pour nous. L’histoire démontre amplement que l'ouverture sur l'extérieur a toujours conféré dynamisme et prospérité. Le refus, voire la haine de l’étranger, est « native » chez l’homo sapiens-sapiens. Une des caractéristiques des civilisations progressistes et évoluées est de dépasser ce stade et d’accepter la diversité.
Regrettable que la France se trouve dans le camp des pays les plus réfractaires à cette ouverture. Repli sur soi signifie inmanquablement déclin. Au lieu de craindre 70 millions de concurrents, il serait préférable de se réjouir de 70 millions de clients potentiels.
Et quant à l'islamisation, on est de toute façon amener à s'accomoder avec les musulmans qui sont déjà chez nous et qui ne manqueront pas de se multiplier dans le très proche avenir. Avec l’intégration de la Turquie, la pression d'un islam moderne, sécularisé et progressiste ne pourrait être que bénéfique pour mettre nos propres musulmans dans la même ligne !
Pour me faire des amis, je citerai l’exemple des Etats-Unis. Ils ont cru bon de promouvoir avec le Mexique, le NAFTA (Accord de Libre-Echange Nord-Américain) en 1992 et récemment en 2004 avec l’Amérique centrale le CAFTA-DR (Accord de libre-échange, USA, Amérique centrale et République Dominicaine), alors que le rapport des populations concernées est de plus de 1 à 3, entre les pauvres mexicains et les riches américains, contre un rapport de 1 à 6 seulement entre les Turcs et l’Europe. Ce n’est pas de la générosité de la part des américains, c’est leur intérêt bien compris qu’ils poursuivent. Ils ont considéré qu’il était préférable de chercher à créer de la richesse dans ces pays et ainsi fixer les populations sur place que de les voir déferler à leur frontière.
Mais nous en Europe on a l’habitude de « se tirer dans le pied ». On ne fonctionne qu’à l’idéologie et au tempo du politiquement correct. L’intérêt bien compris on ne veut pas connaître.
P. S. Regrettable aussi pour l'éducation de l'opinion française que cette magnifique exposition :
"T•u•r•k•s" (a journey of a thousand years , 600-1600)
qui a fait courir les foules britanniques pendant plusieurs semaines au début de cette année ne soit pas montrée en France. Nos esprits forts de la Culture Française en ont décidé autrement !
lundi, octobre 10, 2005
Prix Nobel de la Paix ou Manifeste de Stockholm ?
Ils avaient déjà remis le Prix à Arafat . Cette fois-ci l’homme a moins de sang sur les mains mais la nomination de Mohammed El Baradei ridiculise un peu plus le Comité suédois de désignation du Prix Nobel de la Paix.
Du président de l’lAEA (International Atomic Energy Agency) on retiendra particulièrement, entre autres choses, que cet égyptien musulman a laissé se développer un véritable super marché nucléaire de contrebande de matériels et de savoir-faire, organisé par le savant pakistanais A. Q. Khan (animé d'une idéologie islamique radicale), au profit de la Libye, l’Iran, la Corée du Nord … Belle réussite pour l’homme en charge au nom des Nations Unies d’empêcher toute prolifération !
En matière de médecine, physique, chimie et mathématique, les comités du Nobel responsables jugent sur pièces et scientifiquement. Leurs décisions, même si elles ont été quelquefois critiquées, sont solidement fondées et confèrent un prestige indiscutable.
On ne peut guère être aussi convaincu en matière de Paix (voire de littérature).
Il y a de la part des "Sages Suédois" un véritable « abus de prestige », (expression utilisée par Jean-Francois Revel dans Connaissance Inutile) comme on dit abus de confiance, abus de pouvoir etc.
Ce qui les distingue, « c’est leur influence et non pas leur discernement ».
Ces Sages, sur leur piédestal, se voudraient la conscience morale de la Société. Ils se posent en donneur de leçons. Avec leurs préjugés politiques et leurs visions géopolitiques partisanes, ils abusent de leur notoriété et font preuve d’une véritable irresponsabilité intellectuelle.
Il s’agit somme toute d’un phénomène connu, un savant, une Institution se prévaut de sa supériorité dans la spécialité qu’ils maîtrisent pour s’aventurer à émettre des opinions sur d’autres sujets. Dans la plupart des cas celles-ci manquent de jugement et de clairvoyance morale ou sont carrément des aberrations… (voir JF Revel, la Connaissance inutile, chapitre, l’échec de la culture.)
Ce sont des « crevasses de la pensée » qui ne sont généralement pas dangereuses sauf qu’elles induisent en erreur des millions de gens.
Du président de l’lAEA (International Atomic Energy Agency) on retiendra particulièrement, entre autres choses, que cet égyptien musulman a laissé se développer un véritable super marché nucléaire de contrebande de matériels et de savoir-faire, organisé par le savant pakistanais A. Q. Khan (animé d'une idéologie islamique radicale), au profit de la Libye, l’Iran, la Corée du Nord … Belle réussite pour l’homme en charge au nom des Nations Unies d’empêcher toute prolifération !
En matière de médecine, physique, chimie et mathématique, les comités du Nobel responsables jugent sur pièces et scientifiquement. Leurs décisions, même si elles ont été quelquefois critiquées, sont solidement fondées et confèrent un prestige indiscutable.
On ne peut guère être aussi convaincu en matière de Paix (voire de littérature).
Il y a de la part des "Sages Suédois" un véritable « abus de prestige », (expression utilisée par Jean-Francois Revel dans Connaissance Inutile) comme on dit abus de confiance, abus de pouvoir etc.
Ce qui les distingue, « c’est leur influence et non pas leur discernement ».
Ces Sages, sur leur piédestal, se voudraient la conscience morale de la Société. Ils se posent en donneur de leçons. Avec leurs préjugés politiques et leurs visions géopolitiques partisanes, ils abusent de leur notoriété et font preuve d’une véritable irresponsabilité intellectuelle.
Il s’agit somme toute d’un phénomène connu, un savant, une Institution se prévaut de sa supériorité dans la spécialité qu’ils maîtrisent pour s’aventurer à émettre des opinions sur d’autres sujets. Dans la plupart des cas celles-ci manquent de jugement et de clairvoyance morale ou sont carrément des aberrations… (voir JF Revel, la Connaissance inutile, chapitre, l’échec de la culture.)
Ce sont des « crevasses de la pensée » qui ne sont généralement pas dangereuses sauf qu’elles induisent en erreur des millions de gens.
mardi, octobre 04, 2005
Pétro-paradoxe.
L’essence est chère à la pompe et tous se mettent à rêver d’un futur où les énergies de substitution auront enfin remplacé l’or noir. Quelle belle satisfaction écologique serait de rouler en voiture à hydrogène qui n’échappe que de la vapeur d’eau (technologie de la pile à combustible-fuel cell technology), et quel soulagement géopolitique de se rendre indépendants de ces Pétro-States qui nous font chanter !
On s’étonne en même temps qu’à $65 le baril, compte tenu de l’appétit du monde en énergie, les progrès dans ce domaine soient lents et besogneux, alors que l’intelligence humaine fait des merveilles par ailleurs.
Bien entendu les esprits forts et les âmes savantes dénoncent la rapacité des grands groupes pétroliers qui, selon eux, bloqueraient cet avènement pour jouir de leur rente de situation : « …energy companies are paying scientists, analysts, columnists, reporters, and others to badmouth and suppress fuel cell technology… ».
Le paradoxe : c’est parce que le pétrole est trop bon marché… à produire, que le développement des énergies de substitutions n’est pas forcément facilité par des prix de marché élevés !
En effet son coût de production est dérisoire au moins pour les plus grands producteurs, notamment au Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Iran, Irak et Libye où les gisements sont abondants faciles d’accès et peu profonds). Ce coût n’y est qu’une fraction infime du prix final.
D’où une situation trop précaire et peu favorable aux investissements gigantesques indispensables, pour que n’importe quel groupe financier puisse sérieusement s’engager dans une politique de substitution à grande échelle.
En effet en cas de faiblesse conjoncturelle de la demande, les prix s’ajustent automatiquement à la baisse sans limite basse puisque le plancher que constituerait normalement le coût de production est infime, et, pour la plupart des grands pays producteurs qui n’ont que cette seule ressource, il faut exporter ou mourir, à n'importe quel prix.
Jetez un coup d’œil sur le graphique de l’évolution des cours du pétrole de ces dernières années. Il n’y a pas si longtemps, à peine 7 ans, en octobre/novembre 1998, le prix du baril est tombé à moins de $8.
Qui peut garantir que cette conjoncture ne se reproduira pas ?
En particulier si on pense à toutes les interventions étatiques sur ce marché du pétrole, les uns taxent, les autres subventionnent (souvent à crédit pour les pays d’Asie). Les taxés peuvent connaître la récession et les subventionnés subir une crise financière (comme en 1998). Ces distorsions ajoutées à la précarité ci-dessus, contrarient le fonctionnement naturel du marché, rendent aléatoire les prévisions à long terme et donc particulièrement risqués les investissements dans les énergies de substitutions.
La Bourse ne s’y trompe d’ailleurs pas et ne favorise guère les quelques compagnies travaillant dans ce secteur comme « Ballard Power Systems » fabriquant de piles à combustible (fuel cell), compagnie canadienne pourtant suffisamment remarquable pour avoir reçu récemment à Vancouver la visite du Président chinois.
On s’étonne en même temps qu’à $65 le baril, compte tenu de l’appétit du monde en énergie, les progrès dans ce domaine soient lents et besogneux, alors que l’intelligence humaine fait des merveilles par ailleurs.
Bien entendu les esprits forts et les âmes savantes dénoncent la rapacité des grands groupes pétroliers qui, selon eux, bloqueraient cet avènement pour jouir de leur rente de situation : « …energy companies are paying scientists, analysts, columnists, reporters, and others to badmouth and suppress fuel cell technology… ».
Le paradoxe : c’est parce que le pétrole est trop bon marché… à produire, que le développement des énergies de substitutions n’est pas forcément facilité par des prix de marché élevés !
En effet son coût de production est dérisoire au moins pour les plus grands producteurs, notamment au Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Iran, Irak et Libye où les gisements sont abondants faciles d’accès et peu profonds). Ce coût n’y est qu’une fraction infime du prix final.
D’où une situation trop précaire et peu favorable aux investissements gigantesques indispensables, pour que n’importe quel groupe financier puisse sérieusement s’engager dans une politique de substitution à grande échelle.
En effet en cas de faiblesse conjoncturelle de la demande, les prix s’ajustent automatiquement à la baisse sans limite basse puisque le plancher que constituerait normalement le coût de production est infime, et, pour la plupart des grands pays producteurs qui n’ont que cette seule ressource, il faut exporter ou mourir, à n'importe quel prix.
Jetez un coup d’œil sur le graphique de l’évolution des cours du pétrole de ces dernières années. Il n’y a pas si longtemps, à peine 7 ans, en octobre/novembre 1998, le prix du baril est tombé à moins de $8.
Qui peut garantir que cette conjoncture ne se reproduira pas ?
En particulier si on pense à toutes les interventions étatiques sur ce marché du pétrole, les uns taxent, les autres subventionnent (souvent à crédit pour les pays d’Asie). Les taxés peuvent connaître la récession et les subventionnés subir une crise financière (comme en 1998). Ces distorsions ajoutées à la précarité ci-dessus, contrarient le fonctionnement naturel du marché, rendent aléatoire les prévisions à long terme et donc particulièrement risqués les investissements dans les énergies de substitutions.
La Bourse ne s’y trompe d’ailleurs pas et ne favorise guère les quelques compagnies travaillant dans ce secteur comme « Ballard Power Systems » fabriquant de piles à combustible (fuel cell), compagnie canadienne pourtant suffisamment remarquable pour avoir reçu récemment à Vancouver la visite du Président chinois.
mardi, septembre 13, 2005
Pétro-stupidités
Contre un certain nombre d’idées reçues, examinez bien le petit tableau ci-contre, Wall Street Journal du 8 septembre 2005 :Il y apparaît que la France a un ratio d’utilisation du pétrole (oil use intensity) parmi les plus bas du monde, 970 barils/jour par milliard de USD de richesses nationales produites (PIB) et très nettement inférieur à la moyenne mondiale qui est plus de 2 et demi fois plus élevée. (Merci Giscard ! pour ta politique du tout nucléaire, extravagante peut-être et coûteuse, mais enfin aujourd’hui elle a au moins ce résultat intéressant).
On en tire de riches enseignements qui démontrent une fois de plus que nos politiciens et nos médias se moquent de la réalité des faits.
1- on nous dit que si notre croissance est faible et notre commerce extérieur déficitaire, c’est la faute du pétrole cher. La France subit un nouveau choc pétrolier à l’origine de ces difficultés.
Et pourtant la France est du fait de ce ratio particulièrement bas un des pays les mieux placés dans le monde pour résister à la hausse du pétrole. Alors comment se fait-il que la croissance est très supérieure dans beaucoup de pays où ce ratio est beaucoup plus élevé ? Et d’ailleurs si le pétrole est cher, c’est qu’il y a de la croissance dans le Monde, environ 4% annuel en moyenne globale. Pour la France, cherchez donc l’erreur ailleurs, mais pas dans le cours du pétrole ! Avec la mondialisation et l’application de la théorie des avantages comparatifs nous devrions être les champions du monde (avec nos voisins allemands).
2 - Les esprits forts nous promettent des calamités, un avenir sinistre de pénurie et de rationnement. Le monde court à sa ruine et en 2050 ce sera fini nous aurons épuisé nos ressources.
Mais regardez bien le tableau on y voit un extraordinaire potentiel d’économie. C’est un véritable gisement de réserves qui est latent et se trouvera exploité progressivement avec la tendance de la plupart des pays du haut du tableau à se rapprocher du ratio d’utilisation de la Suisse. Utopie ? Mais ils y seront bien obligés graduellement par le marché (pour autant que celui-ci reste libre) tant que les prix resteront durablement élevés. Imaginez un peu si les américains avaient un taux d’utilisation égale à celui de la Grande Bretagne, la consommation des Etats-Unis serait divisée par 2. Ce sont plus de 10 millions de barils qui seraient libérés par jours, plus de 10% de la consommation mondiale. De quoi faire chuter le baril de $ 65 à $ 9 comme en octobre 1998. Ce potentiel se manifestera immanquablement avec pour effet de reculer l’échéance fatale de plusieurs décennies.
3 - Remarquez la forte proportion des pays asiatiques en haut du tableau. Ces pays, nous le savons que trop, sont pour la plupart des économies d’exportation où notamment l’énergie reste fortement subventionnée (pour certains par le moyen de l’endettement). Ceci explique leur ratio très élevé. Mais cette situation ne peut durer éternellement surtout si la Banque Centrale Américaine continue de relever les taux d’intérêt en dollars. La hausse pour ces pays est très pénalisante, plus que proportionnellement. Faisons confiance aux mécanismes de marché pour que s’effectue, en son temps, la correction souhaitable à la baisse.
Un problème subsiste cependant, ce sont nos dirigeants et leur politique de gribouille qui consiste à taxer par ci et subventionner par là, bref à fausser et brouiller les cartes, en créant des distorsions qui finalement auront pour effet de nous handicaper un peu plus dans la compétition mondiale.
lundi, septembre 12, 2005
Katrina et la « Puissance adultère »
On l’avait déjà vu pour la guerre en Irak (La guerre à outrances : Comment la presse nous a désinformés sur l'Irak de Alain Hertoghe ). Aujourd’hui c’est pour Katrina.
A beaucoup de journalistes, « la liberté d’expression leur paraît inclure celle de mettre en scène l’information selon leurs préférences… » J.F. Revel.
De toutes les informations disponibles, ils font le tri, amputent, amplifient, et ne retiennent que celles qui confirment leur opinion, leur préjugé, voire celles qui sont supposées plaire à la majorité de leurs lecteurs, car il faut bien vendre sa salade…
Cette perversion de la liberté d’expression est longuement analysée et illustrée de nombreux exemples par JF Revel dans "Connaissance inutile" au chapitre intitulé « la Puissance adultère ».
Avec le désastre de Katrina, cette dernière est à l’œuvre et la pathologie anti-Bush (comme il y a eu, en son temps, la « pathologie reaganienne », citée par le même auteur) se déchaîne.
Il va de soi que tous les adversaires politiques de G. Bush, aux Etats-Unis, notamment le Parti Démocrate, se sont rués sur la bonne aubaine. Avec indécence et mauvaise foi, ils ont invoqué contre sa politique le réchauffement climatique, la réduction des impôts, la guerre en Irak..
Malhonnêteté inacceptable, mais explicable aux Etats-Unis de la part d’adversaires politiques sans pitié. C’est moins explicable de la part des journalistes européens et notamment français. Obsédés par leur anti-américanisme ils reprennent (en les copiant bêtement) tous les arguments de ces adversaires sans y regarder plus à fond et en rajoutent dans leur morgue, en y voyant l’échec d’un supposé modèle américain et « l’impuissance des hyper-puissants. »
Comme si les américains n’étaient pas des hommes ordinaires comme nous tous, dépassés par une catastrophe naturelle affectant une superficie égale à celle de la Grande-Bretagne. De la part de ces donneurs de leçon, il y a plus de jubilation malsaine que de compassion pour les victimes du désastre.
Le réchauffement climatique ? Une étude du National Hurricane Center démontre que la fréquence des cyclones observée depuis 1851 n’a pas augmentée dans les dernières décennies ni leur sévérité.
La réduction des impôts ou l’affectation des ressources fiscales à d’autres fins que les ouvrages d’infrastructure ? Les parties de digues qui se sont effondrées concernent des ouvrages en béton récents. « ..the levees that failed were already completed projects. » The Washington Post.
Les soldats américains mobilisés en Irak on fait défaut ? Argument ridicule, c’est bien plus simplement les National Guardsmen de Louisianne qui n’étaient pas sur les lieux en temps utile.
Une insuffisance d’Etat, entendez une insuffisance d’impôts et de régulations étatiques ? Le New-York Times lui-même, habituel porte parole des démocrates, des écologistes et partisan d’un Etat plus fort, considérait récemment (article du 13 avril 2005) que l’Administration Bush en faisait trop à travers l’Army Corps of Engineers, pour le contrôle des inondations du Mississipi. Etc. Etc.
Dans le temps, quand un désastre naturel s’abattait sur l’humanité, on brûlait les sorcières et massacrait les juifs. Les temps n’ont guère changé il faut toujours trouver des coupables et quand il s’agit des américains on a droit de la part de beaucoup de médias à de jubilantes condamnations.
P.S. Bien entendu la gravité de la calamité venue du ciel a été amplifiée et les souffrances des populations plus insoutenables en raison de défaillances humaines. Mais curieusement les médias ne cherchent pas à les analyser. Il faudrait regarder du coté des administrations locales, de leurs faiblesses et incompétences. Tous les maires des grandes villes américaines ne ressemblent pas à Rudolph Giuliani. Mais ces faiblesses, elles n'ont rien de spécifiquement américaines (on a bien vu en France : les 15 000 morts dus à la canicule de 2003), alors aucun intérêt !
A beaucoup de journalistes, « la liberté d’expression leur paraît inclure celle de mettre en scène l’information selon leurs préférences… » J.F. Revel.
De toutes les informations disponibles, ils font le tri, amputent, amplifient, et ne retiennent que celles qui confirment leur opinion, leur préjugé, voire celles qui sont supposées plaire à la majorité de leurs lecteurs, car il faut bien vendre sa salade…
Cette perversion de la liberté d’expression est longuement analysée et illustrée de nombreux exemples par JF Revel dans "Connaissance inutile" au chapitre intitulé « la Puissance adultère ».
Avec le désastre de Katrina, cette dernière est à l’œuvre et la pathologie anti-Bush (comme il y a eu, en son temps, la « pathologie reaganienne », citée par le même auteur) se déchaîne.
Il va de soi que tous les adversaires politiques de G. Bush, aux Etats-Unis, notamment le Parti Démocrate, se sont rués sur la bonne aubaine. Avec indécence et mauvaise foi, ils ont invoqué contre sa politique le réchauffement climatique, la réduction des impôts, la guerre en Irak..
Malhonnêteté inacceptable, mais explicable aux Etats-Unis de la part d’adversaires politiques sans pitié. C’est moins explicable de la part des journalistes européens et notamment français. Obsédés par leur anti-américanisme ils reprennent (en les copiant bêtement) tous les arguments de ces adversaires sans y regarder plus à fond et en rajoutent dans leur morgue, en y voyant l’échec d’un supposé modèle américain et « l’impuissance des hyper-puissants. »
Comme si les américains n’étaient pas des hommes ordinaires comme nous tous, dépassés par une catastrophe naturelle affectant une superficie égale à celle de la Grande-Bretagne. De la part de ces donneurs de leçon, il y a plus de jubilation malsaine que de compassion pour les victimes du désastre.
Le réchauffement climatique ? Une étude du National Hurricane Center démontre que la fréquence des cyclones observée depuis 1851 n’a pas augmentée dans les dernières décennies ni leur sévérité.
La réduction des impôts ou l’affectation des ressources fiscales à d’autres fins que les ouvrages d’infrastructure ? Les parties de digues qui se sont effondrées concernent des ouvrages en béton récents. « ..the levees that failed were already completed projects. » The Washington Post.
Les soldats américains mobilisés en Irak on fait défaut ? Argument ridicule, c’est bien plus simplement les National Guardsmen de Louisianne qui n’étaient pas sur les lieux en temps utile.
Une insuffisance d’Etat, entendez une insuffisance d’impôts et de régulations étatiques ? Le New-York Times lui-même, habituel porte parole des démocrates, des écologistes et partisan d’un Etat plus fort, considérait récemment (article du 13 avril 2005) que l’Administration Bush en faisait trop à travers l’Army Corps of Engineers, pour le contrôle des inondations du Mississipi. Etc. Etc.
Dans le temps, quand un désastre naturel s’abattait sur l’humanité, on brûlait les sorcières et massacrait les juifs. Les temps n’ont guère changé il faut toujours trouver des coupables et quand il s’agit des américains on a droit de la part de beaucoup de médias à de jubilantes condamnations.
P.S. Bien entendu la gravité de la calamité venue du ciel a été amplifiée et les souffrances des populations plus insoutenables en raison de défaillances humaines. Mais curieusement les médias ne cherchent pas à les analyser. Il faudrait regarder du coté des administrations locales, de leurs faiblesses et incompétences. Tous les maires des grandes villes américaines ne ressemblent pas à Rudolph Giuliani. Mais ces faiblesses, elles n'ont rien de spécifiquement américaines (on a bien vu en France : les 15 000 morts dus à la canicule de 2003), alors aucun intérêt !
mardi, septembre 06, 2005
Nos champions nationaux menacés
On était attentif pourtant. Nos Super-dirigeants nous avez bien rassurés. Pas question de laisser les étrangers toucher à nos champions nationaux. On s’en va en vacances et à la rentrée on s’aperçoit qu’on nous a raflé un des meilleurs d’entre eux.
Les Belges se sont emparés du Crazy-Horse.
Quel malheur ! Cette institution est non seulement hautement représentative de l’exception culturelle française mais est aussi d’une importance stratégique majeure pour l’économie nationale. En effet tous ceux qui travaillent à l’exportation savent bien l’aide indispensable qu’elle leur fournit. Leurs clients étrangers (mexicains ou chinois, moyens-orientaux ou africains) en rêvent et quand ils viennent à Paris, rien de meilleur pour améliorer l’ambiance des négociations que de les inviter au Crazy-Horse. Ah les notes de frais ! Mais il faut ce qu’il faut, car aucun autre pays concurrent ne peut s’aligner !
Lire dans la Tribune Belge, « la semaine de DuBus » sur le sujet !
Les Belges se sont emparés du Crazy-Horse.
Quel malheur ! Cette institution est non seulement hautement représentative de l’exception culturelle française mais est aussi d’une importance stratégique majeure pour l’économie nationale. En effet tous ceux qui travaillent à l’exportation savent bien l’aide indispensable qu’elle leur fournit. Leurs clients étrangers (mexicains ou chinois, moyens-orientaux ou africains) en rêvent et quand ils viennent à Paris, rien de meilleur pour améliorer l’ambiance des négociations que de les inviter au Crazy-Horse. Ah les notes de frais ! Mais il faut ce qu’il faut, car aucun autre pays concurrent ne peut s’aligner !
Lire dans la Tribune Belge, « la semaine de DuBus » sur le sujet !
vendredi, septembre 02, 2005
Indigence intellectuelle au secours de la pauvreté.
Entourés de la noblesse d’état, dans le flamboiement des ors de la République notre Gaulliste de pacotille flanqué de son Bonapartiste du Palais (c’était lundi dernier) s’attaque à la pauvreté dans le monde.
Il faut bien qu’il talonne son rival britannique qui avait pu brillamment mobiliser les médias internationaux sur ce même sujet au début de l’été dans un show à grand spectacle en Ecosse. Et puis pour un démagogue professionnel c’est un sujet porteur auprès des nantis qui culpabilisent toujours aux remugles d’esclavage, de colonialisme et d’impérialisme économique occidentale.
Ce qui est remarquable ce n’est pas tant le caractère quelque peu saugrenu de traiter un tel sujet dans cet apparat, mais de constater une fois de plus que nos aristocrates d’état font preuve d’une grande imagination.
Pour un problème de plus, une taxe additionnelle.
Cette fois-ci ce sont les usagers des transports aériens qui devraient payer. On ne voit pas d’ailleurs pourquoi eux feraient les frais de cette pseudo-générosité, mais ce n’est que le début des incohérences.
Car de l’argent pour qui et pour quoi ?
Certainement pas pour les chinois (ils sont pourtant 400 millons avec moins de US$ 3 par jour), ni pour les indiens (environ 500 millons). On ne va tout de même pas leur faire l’aumône à ceux-là - vont s’écrier nos seigneurs - alors qu’ils nous prennent nos jobs et de plus, avec leur gloutonnerie, ils font monter le prix du pétrole. Pas pour les latino-américains non plus (environs 200 millions), ils menacent outrageusement nos bons betteraviers du nord avec leur canne à sucre ainsi que nos aimables martiniquais avec leurs bananes dollars.
Mais en Afrique si, on est tous d’accord, il y a des nécessiteux (et beaucoup, environ 600 millions). Et ils n’ont rien à vendre car ils ne produisent pas (sauf quelques rares chanceux, du pétrole, du cacao, voire des pierres précieuses) et ne menacent pas nos petites affaires.
Le problème cependant c’est que dans la période 1955-2004 l’aide déversée sur les pays émergents a dépassé les 1 000 milliards de USD sans résultat significatif. Même le revenu per capita du Nigeria, riche en pétrole, a décliné dans les 30 dernières années.
Et que par ailleurs, selon Jeffrey Sachs lui-même (patron à l’ONU du Millenium project) pres de 60 % de cette aide sont destinés aux frais administratifs et financiers (payés aux pays riches bien entendu) et aux situations d’urgence extrême (catastrophes naturelles notamment). De nombreux observateurs attentifs ajouteront qu' est détournée la majeure partie des 40% restant par la corruption sous toutes ses formes et la gabegie.
Alors une taxe de plus… C’est un peu court …C’est même une escroquerie au contribuable (mais ce ne sera pas la première), attendri par l’idée de participer à cette noble lutte.
Avant de payer, dites nous ce que vous allez faire et comment !
Les difficultés commencent alors et l’indigence intellectuelle de nos beaux seigneurs apparaît insondable à moins que ce soit de la lâcheté politique ou un manque de clairvoyance morale de la part de ces aristocrates des palais républicains.
Il faudrait en effet qu’ils abandonnent leur clientélisme africain, leur folies francophones, ou leurs « Franco-Folies » africaines et autres politiques africaines grandioses ou criminelles, qui dans les pires années se sont même trouvées mêlées de très prêt à un génocide.
Et que faire avec M. Mugabe et ses semblables (et il y en a beaucoup, quoique moins enragés) ?
Il faudrait de la part de la France, comme du reste de la communauté internationale beaucoup plus de clairvoyance morale et de courage, et instituer un véritable devoir d’ingérence… vaste programme !
Notre noblesse d'état moins que quiconque est prête à s’y lancer.
C’est trop demander, à nos Seigneurs, bien sûr, d'avoir un peu d’humilité devant un sujet si difficile, et de réfléchir un peu avant de taxer.
Les données chiffrées ci-dessus sont tirées d'un article du Wall Street Journal du 1er septembre 2005
Il faut bien qu’il talonne son rival britannique qui avait pu brillamment mobiliser les médias internationaux sur ce même sujet au début de l’été dans un show à grand spectacle en Ecosse. Et puis pour un démagogue professionnel c’est un sujet porteur auprès des nantis qui culpabilisent toujours aux remugles d’esclavage, de colonialisme et d’impérialisme économique occidentale.
Ce qui est remarquable ce n’est pas tant le caractère quelque peu saugrenu de traiter un tel sujet dans cet apparat, mais de constater une fois de plus que nos aristocrates d’état font preuve d’une grande imagination.
Pour un problème de plus, une taxe additionnelle.
Cette fois-ci ce sont les usagers des transports aériens qui devraient payer. On ne voit pas d’ailleurs pourquoi eux feraient les frais de cette pseudo-générosité, mais ce n’est que le début des incohérences.
Car de l’argent pour qui et pour quoi ?
Certainement pas pour les chinois (ils sont pourtant 400 millons avec moins de US$ 3 par jour), ni pour les indiens (environ 500 millons). On ne va tout de même pas leur faire l’aumône à ceux-là - vont s’écrier nos seigneurs - alors qu’ils nous prennent nos jobs et de plus, avec leur gloutonnerie, ils font monter le prix du pétrole. Pas pour les latino-américains non plus (environs 200 millions), ils menacent outrageusement nos bons betteraviers du nord avec leur canne à sucre ainsi que nos aimables martiniquais avec leurs bananes dollars.
Mais en Afrique si, on est tous d’accord, il y a des nécessiteux (et beaucoup, environ 600 millions). Et ils n’ont rien à vendre car ils ne produisent pas (sauf quelques rares chanceux, du pétrole, du cacao, voire des pierres précieuses) et ne menacent pas nos petites affaires.
Le problème cependant c’est que dans la période 1955-2004 l’aide déversée sur les pays émergents a dépassé les 1 000 milliards de USD sans résultat significatif. Même le revenu per capita du Nigeria, riche en pétrole, a décliné dans les 30 dernières années.
Et que par ailleurs, selon Jeffrey Sachs lui-même (patron à l’ONU du Millenium project) pres de 60 % de cette aide sont destinés aux frais administratifs et financiers (payés aux pays riches bien entendu) et aux situations d’urgence extrême (catastrophes naturelles notamment). De nombreux observateurs attentifs ajouteront qu' est détournée la majeure partie des 40% restant par la corruption sous toutes ses formes et la gabegie.
Alors une taxe de plus… C’est un peu court …C’est même une escroquerie au contribuable (mais ce ne sera pas la première), attendri par l’idée de participer à cette noble lutte.
Avant de payer, dites nous ce que vous allez faire et comment !
Les difficultés commencent alors et l’indigence intellectuelle de nos beaux seigneurs apparaît insondable à moins que ce soit de la lâcheté politique ou un manque de clairvoyance morale de la part de ces aristocrates des palais républicains.
Il faudrait en effet qu’ils abandonnent leur clientélisme africain, leur folies francophones, ou leurs « Franco-Folies » africaines et autres politiques africaines grandioses ou criminelles, qui dans les pires années se sont même trouvées mêlées de très prêt à un génocide.
Et que faire avec M. Mugabe et ses semblables (et il y en a beaucoup, quoique moins enragés) ?
Il faudrait de la part de la France, comme du reste de la communauté internationale beaucoup plus de clairvoyance morale et de courage, et instituer un véritable devoir d’ingérence… vaste programme !
Notre noblesse d'état moins que quiconque est prête à s’y lancer.
C’est trop demander, à nos Seigneurs, bien sûr, d'avoir un peu d’humilité devant un sujet si difficile, et de réfléchir un peu avant de taxer.
Les données chiffrées ci-dessus sont tirées d'un article du Wall Street Journal du 1er septembre 2005
dimanche, juillet 24, 2005
Tempête dans un pot de yaourt.
L’histoire de la pseudo OPA de Pepsi sur Danone illustre ce qu’il y a de plus, hypocrite, stupide, ridicule, incongru, malhonnête voire corrompu dans les mœurs politico-économiques de notre pauvre pays.
D’abord aux Etats-Unis on a jamais entendu parler de cette histoire de yaourt. Pepsi n’a jamais dit un mot là-dessus c’est une « mayonnaise » purement franchouillarde.
Ça commence à l’initiative du fils Riboud qui va pleurer dans le giron de Papa Chirac (parce qu’il a entendu des voix). C’est donc de la pure manipulation et de l’hypocrisie.
Celui-ci, vieux cabotin sur le retour en quête désespérée de rôles à succès, démarre au quart de tour flamberge au vent pour la défense des « champions nationaux »…Le rôle est porteur, toute la classe politique et médiatique s’engouffre à sa suite. C’est à qui en rajoutera. « Sarkopen » s’en mêle, il fallait s’en douter.
C’est partout de « l’enflure et des grands airs ».
Ridicule et stupide comme si les produits laitiers avaient une haute importance stratégique pour la France.
Danone est le type même de la « global company », présente dans la plupart des grands pays du monde, une multinationale quoi ! Son chiffre d’affaires est en dehors de France pour plus des 2/3 (selon estimations, car ce « détail » malsain n’est pas publié), son potentiel de croissance est bien supérieur ailleurs qu'en Europe et ses travailleurs sont pour les ¾ , voire plus, à l’étranger (toujours selon estimations). Sa présence est forte aux USA (N˚ 1 dans les produits laitiers) où elle prend le soin de se faire appeler Dannon, des fois qu’on la prendrait pour une compagnie française !
C’est pourquoi cette « national paranoïa » parait d’autant plus incongru.
Selon la belle tradition française, le grand capital est de connivence avec l’Etat. En voilà une démonstration exemplaire. Issus des mêmes écoles, entre camarades on s’entraide. Nous, on a rien contre les 35 heures, si ça te fait plaisir, de toute façon on s’en fout, les ¾ de notre business sont ailleurs. Mais si on est menacé de l’extérieur (Voir Sanofi-Aventis, Veolia etc… ) on compte bien sur ton aide, dans l’intérêt supérieur de la France, nous les champions nationaux, ou sur tes financements en cas de trouble (Bull, Alsthom, France Telecom etc…).
De la pure malhonnêteté, au détriment de ceux qui en pâtissent, les petites et moyennes entreprises, celles-là-mêmes qui créent des emplois, et du contribuable lambda qui paye.
Et enfin corruption ! Le mouvement consécutif sur les actions, une hausse de plus de 25% en l’espace de quelques semaines, c’est beaucoup d’argent ! et sur le marché des options c’est encore beaucoup plus (10 fois plus peut-être, « gearing effect »). A qui profite tout cet argent ?
Certainement pas aux auteurs de la manipulation…voyons ! Ce serait un délit d’initié !
Ils sont pas aussi novices et maladroits que certains socialistes des années Mitterrand !
Pauvre France !
D’abord aux Etats-Unis on a jamais entendu parler de cette histoire de yaourt. Pepsi n’a jamais dit un mot là-dessus c’est une « mayonnaise » purement franchouillarde.
Ça commence à l’initiative du fils Riboud qui va pleurer dans le giron de Papa Chirac (parce qu’il a entendu des voix). C’est donc de la pure manipulation et de l’hypocrisie.
Celui-ci, vieux cabotin sur le retour en quête désespérée de rôles à succès, démarre au quart de tour flamberge au vent pour la défense des « champions nationaux »…Le rôle est porteur, toute la classe politique et médiatique s’engouffre à sa suite. C’est à qui en rajoutera. « Sarkopen » s’en mêle, il fallait s’en douter.
C’est partout de « l’enflure et des grands airs ».
Ridicule et stupide comme si les produits laitiers avaient une haute importance stratégique pour la France.
Danone est le type même de la « global company », présente dans la plupart des grands pays du monde, une multinationale quoi ! Son chiffre d’affaires est en dehors de France pour plus des 2/3 (selon estimations, car ce « détail » malsain n’est pas publié), son potentiel de croissance est bien supérieur ailleurs qu'en Europe et ses travailleurs sont pour les ¾ , voire plus, à l’étranger (toujours selon estimations). Sa présence est forte aux USA (N˚ 1 dans les produits laitiers) où elle prend le soin de se faire appeler Dannon, des fois qu’on la prendrait pour une compagnie française !
C’est pourquoi cette « national paranoïa » parait d’autant plus incongru.
Selon la belle tradition française, le grand capital est de connivence avec l’Etat. En voilà une démonstration exemplaire. Issus des mêmes écoles, entre camarades on s’entraide. Nous, on a rien contre les 35 heures, si ça te fait plaisir, de toute façon on s’en fout, les ¾ de notre business sont ailleurs. Mais si on est menacé de l’extérieur (Voir Sanofi-Aventis, Veolia etc… ) on compte bien sur ton aide, dans l’intérêt supérieur de la France, nous les champions nationaux, ou sur tes financements en cas de trouble (Bull, Alsthom, France Telecom etc…).
De la pure malhonnêteté, au détriment de ceux qui en pâtissent, les petites et moyennes entreprises, celles-là-mêmes qui créent des emplois, et du contribuable lambda qui paye.
Et enfin corruption ! Le mouvement consécutif sur les actions, une hausse de plus de 25% en l’espace de quelques semaines, c’est beaucoup d’argent ! et sur le marché des options c’est encore beaucoup plus (10 fois plus peut-être, « gearing effect »). A qui profite tout cet argent ?
Certainement pas aux auteurs de la manipulation…voyons ! Ce serait un délit d’initié !
Ils sont pas aussi novices et maladroits que certains socialistes des années Mitterrand !
Pauvre France !
jeudi, juillet 21, 2005
Cocorico
« Depuis 2000, la fécondité [en France] se maintient autour de 1,88-1,89 enfant par femme, soit la valeur la plus élevée en Europe après l’Irlande. » INED
Dans un pays ou règne la morosité cette bonne nouvelle est reprise dans tous les journaux qui jubilent. Nos hommes politiques poussent leur cocorico. Ils y découvrent des raisons d’espérer et veulent y voir le succès de leur politique familiale.
Ils perdent encore l’occasion (mais on ne les changera jamais) de faire preuve d’humilité devant la réalité des faits, moins glorieuse.
Dans notre pays, qui décidément ne veut pas voir les choses en face, il n’est pas politiquement correct d’introduire des considérations ethniques dans ce type de statistiques et pourtant lisons Alain Cotta dans « Une glorieuse stagnation » :
« L’une des causes les plus évidentes de [cette situation] tient à l’importance de la population récemment immigrée….Maghrébins et autres Africains en France, dont le taux de natalité à la première génération se situe à des hauteurs élevées , 8 pour la population maghrébine, avant de décroître à 5, puis à 2,5 pour les deuxième et troisième générations. »
Quant à la politique familiale, parlons-en, elle est la partie sacrifiée du « modèle social à la française » au profit de la Sécu, des retraites et du chômage… Entre 1945-1960 la politique française en faveur de la famille était la plus généreuse du monde. Les dépenses à ce titre atteignaient presque 50% du budget social total. Après le baby boom en 1970 elles représentaient encore 25 % de ce budget alors qu’aujourd’hui , pas plus de 9 % de toutes les dépenses sociales. (source « France in crisis » Timothy B. Smith).
A partir de 1970 quand il a fallu arbitrer, les femmes et les enfants, étant peu aptes à défendre leurs intérêts dans la rue, la lâcheté politique a prévalu et ça continue…
Dans un pays ou règne la morosité cette bonne nouvelle est reprise dans tous les journaux qui jubilent. Nos hommes politiques poussent leur cocorico. Ils y découvrent des raisons d’espérer et veulent y voir le succès de leur politique familiale.
Ils perdent encore l’occasion (mais on ne les changera jamais) de faire preuve d’humilité devant la réalité des faits, moins glorieuse.
Dans notre pays, qui décidément ne veut pas voir les choses en face, il n’est pas politiquement correct d’introduire des considérations ethniques dans ce type de statistiques et pourtant lisons Alain Cotta dans « Une glorieuse stagnation » :
« L’une des causes les plus évidentes de [cette situation] tient à l’importance de la population récemment immigrée….Maghrébins et autres Africains en France, dont le taux de natalité à la première génération se situe à des hauteurs élevées , 8 pour la population maghrébine, avant de décroître à 5, puis à 2,5 pour les deuxième et troisième générations. »
Quant à la politique familiale, parlons-en, elle est la partie sacrifiée du « modèle social à la française » au profit de la Sécu, des retraites et du chômage… Entre 1945-1960 la politique française en faveur de la famille était la plus généreuse du monde. Les dépenses à ce titre atteignaient presque 50% du budget social total. Après le baby boom en 1970 elles représentaient encore 25 % de ce budget alors qu’aujourd’hui , pas plus de 9 % de toutes les dépenses sociales. (source « France in crisis » Timothy B. Smith).
A partir de 1970 quand il a fallu arbitrer, les femmes et les enfants, étant peu aptes à défendre leurs intérêts dans la rue, la lâcheté politique a prévalu et ça continue…
mardi, juillet 19, 2005
Comme c’est bizarre !

On entend dire partout de nos hommes politiques comme de beaucoup d’autres esprits forts que la mondialisation et les délocalisations qui en résultent détruisent le secteur industriel en Europe comme aux Etats-Unis. On cite tous ces produits made in China qui envahissent les rayonnages des supermarchés et déplacent les productions nationales. Pour les Etats-Unis on y voit une des raisons de son gigantesque déficit de la balance commercial.
« Le secteur industriel se meurt » et pourtant voyez, comme c’est bizarre, la réalité des chiffres ne confirment pas ce point de vue, en tout cas aux Etats-Unis. Vous constaterez la solide croissance de ce secteur dans ce pays depuis 1980 dans le graphique ci-contre, vu récemment dans le Wall Streeet Journal, source US Federal Reserve Bank. Pour les derniers 12 mois cette croissance a même atteint 3,9% et les usines tournaient à 80% de leur capacité.
Il est vrai que le reste de l’économie croit plus vite et que partant la place relative du secteur industriel se réduit : 12.7% du PIB en 2004 contre plus de 20% en 1980 et qu’il emploie moins de personnel en raison de la forte hausse de productivité, mais qu’importe si la croissance globale reste forte (entre 3 et 4%) et le taux de chômage nationale faible 5%... et finalement le consommateur satisfait.
La concurrence tellement redoutée des pays à bas salaires n’est pas gagnante sur tous les fronts loin de là.
Dans un environnement flexible et libéral (c.-à-d. sans dirigisme étatique), dans un contexte de croissance, les ajustements se produisent naturellement et se développent dynamiquement les capacités à lutter contre cette concurrence, avec les industries à forte productivité ou celles exigeant des investissements lourds en capital et un personnel hautement qualifié.
Nous sommes loin de la vision malthusienne de la plupart de nos élites politiques ou syndicalistes.
vendredi, juillet 15, 2005
Décence
Après mon précédent billet, je viens de lire l’édito du « Monde », au sujet de ce même interview.
On y lit ceci :
« ...le président de la République, hésitant sur les mots, souvent alambiqué, a fait une démonstration … d'une incompréhension dangereuse de la société qu'il est supposé gouverner. »
« Quant à son exercice de comparaison comptable visant à montrer que, dans plusieurs domaines, la France est "beaucoup mieux placée" que la Grande-Bretagne, il était un brin ridicule. »
« Au même moment, son ministre de l'intérieur le nargue et le provoque. Organisant sa propre garden-party, il lance avec insolence au chef de l'Etat, comparé en l'espèce à Louis XVI, qu'il n'a "pas la vocation à démonter des serrures à Versailles pendant que la France gronde". »
Alors devant tant d’avanies, je dois faire preuve d’un peu de décence, je retire tout ce que j’ai dit dans le précédent billet.
On ne tire pas sur un corbillard !
On y lit ceci :
« ...le président de la République, hésitant sur les mots, souvent alambiqué, a fait une démonstration … d'une incompréhension dangereuse de la société qu'il est supposé gouverner. »
« Quant à son exercice de comparaison comptable visant à montrer que, dans plusieurs domaines, la France est "beaucoup mieux placée" que la Grande-Bretagne, il était un brin ridicule. »
« Au même moment, son ministre de l'intérieur le nargue et le provoque. Organisant sa propre garden-party, il lance avec insolence au chef de l'Etat, comparé en l'espèce à Louis XVI, qu'il n'a "pas la vocation à démonter des serrures à Versailles pendant que la France gronde". »
Alors devant tant d’avanies, je dois faire preuve d’un peu de décence, je retire tout ce que j’ai dit dans le précédent billet.
On ne tire pas sur un corbillard !
névrose obsessionnelle
Dans ce pseudo-interview du 14 juillet, au sujet duquel, Vous-savez-qui, a dit que c’était un exercice inutile, le monarque décadent a de nouveau dénigré le modèle britannique. Vous savez, ces gens auxquels « on ne peut pas faire confiance tant ils font une mauvaise cuisine... ».
C’est une véritable obsession. Ca relève de la maladie nerveuse. Il fait penser au super-inspecteur Dreyfus dans la « Revanche de la Panthère Rose », fou de hantise contre l’Inspecteur Clouseau.
Il est vrai que Tony lui a ravi la vedette sur tous les plans mais on pourrait tout de même attendre d’un chef d’état, supposé, une conscience plus clairvoyante de ses propres échecs, et surtout moins de démagogie et plus d’honnêteté intellectuelle.
Il attaque ce modèle, sur la santé, les investissements pour l’école et la recherche, ainsi que la lutte contre la pauvreté.
Sur chacun de ces points la France se vante, alors que pour chacun d’eux une comparaison approfondie, tenant compte aussi bien des coûts que de la part des secteurs public et privé, ne tourne pas à son avantage.
Prenons par exemple la santé. La NHS britannique est universelle et totalement gratuite pour tous les résidents. Son coût pèse bien moins que la Sécu française sur les salariés et les employeurs. Si le salarié britannique décide de consacrer les mêmes sommes que le salarié français pour compléter auprès des assureurs privés les insuffisances de la NHS, il a une couverture bien supérieure à la française (même avec mutuelles). Et de plus il a l’incomparable satisfaction de le faire librement.
Il attaque aussi sur la longévité et la natalité supposées plus élevées en France. La différence est si marginale qu’il est dérisoire et ridicule, d’en faire la base d’une critique de société
Voir à l’IFRAP sur ces sujets, l'étude : « La Grande-Bretagne en 2005 - Bien loin devant la France »
La sclérose de la vie sociale en France, le chômage de masse et l’exclusion qui en résulte sont des fléaux si graves que, s’attacher à ces différences, au demeurant fausses, pour dénigrer un modèle qui assure le plein emploi dans une société dynamique où règne la démocratie au plus haut niveau et la liberté, c’est de l’hermétisme intellectuel, de la démagogie triviale, de la vanité revancharde, ou une obsession sénile.
Choisissez !
NB : En tout cas c’est certainement pas dans la Démocratie britannique qu’on verrait 2 pantins aux ordres, supposés informer le citoyen, et agissant plutôt comme faire valoir d’un politicien décrépit.
C’est une véritable obsession. Ca relève de la maladie nerveuse. Il fait penser au super-inspecteur Dreyfus dans la « Revanche de la Panthère Rose », fou de hantise contre l’Inspecteur Clouseau.
Il est vrai que Tony lui a ravi la vedette sur tous les plans mais on pourrait tout de même attendre d’un chef d’état, supposé, une conscience plus clairvoyante de ses propres échecs, et surtout moins de démagogie et plus d’honnêteté intellectuelle.
Il attaque ce modèle, sur la santé, les investissements pour l’école et la recherche, ainsi que la lutte contre la pauvreté.
Sur chacun de ces points la France se vante, alors que pour chacun d’eux une comparaison approfondie, tenant compte aussi bien des coûts que de la part des secteurs public et privé, ne tourne pas à son avantage.
Prenons par exemple la santé. La NHS britannique est universelle et totalement gratuite pour tous les résidents. Son coût pèse bien moins que la Sécu française sur les salariés et les employeurs. Si le salarié britannique décide de consacrer les mêmes sommes que le salarié français pour compléter auprès des assureurs privés les insuffisances de la NHS, il a une couverture bien supérieure à la française (même avec mutuelles). Et de plus il a l’incomparable satisfaction de le faire librement.
Il attaque aussi sur la longévité et la natalité supposées plus élevées en France. La différence est si marginale qu’il est dérisoire et ridicule, d’en faire la base d’une critique de société
Voir à l’IFRAP sur ces sujets, l'étude : « La Grande-Bretagne en 2005 - Bien loin devant la France »
La sclérose de la vie sociale en France, le chômage de masse et l’exclusion qui en résulte sont des fléaux si graves que, s’attacher à ces différences, au demeurant fausses, pour dénigrer un modèle qui assure le plein emploi dans une société dynamique où règne la démocratie au plus haut niveau et la liberté, c’est de l’hermétisme intellectuel, de la démagogie triviale, de la vanité revancharde, ou une obsession sénile.
Choisissez !
NB : En tout cas c’est certainement pas dans la Démocratie britannique qu’on verrait 2 pantins aux ordres, supposés informer le citoyen, et agissant plutôt comme faire valoir d’un politicien décrépit.
mercredi, juillet 13, 2005
Olympisme politique
Avec relents de soviétisme…
A propos des mauvais ressentiments du maire de Paris,
Il faut bien voir que le sport olympique en France est une affaire d’Etat destinée principalement à glorifier le Pouvoir (ou le régime).
Ça fait penser à l’Union Soviétique ou la RDA (avec toutefois le dopage en moins, tout de même !)
Lisez sur ce thème cet article de Libé
Ce sont probablement ces Politiques envahissants qui finalement ont nuit à la candidature de Paris.
A propos des mauvais ressentiments du maire de Paris,
Il faut bien voir que le sport olympique en France est une affaire d’Etat destinée principalement à glorifier le Pouvoir (ou le régime).
Ça fait penser à l’Union Soviétique ou la RDA (avec toutefois le dopage en moins, tout de même !)
Lisez sur ce thème cet article de Libé
Ce sont probablement ces Politiques envahissants qui finalement ont nuit à la candidature de Paris.
vendredi, juillet 08, 2005
Mass murderers
Assassins de masse.
En marge des atrocités de Londres il peut nous venir une question sémantique… En effet le terme terroriste utilisé partout est tout à fait inapproprié ou insuffisant pour caractériser les auteurs de ce massacre…Terrorisme, selon Larousse, c’est faire régner la terreur pour un objectif politique, ce qui d'abord, n’implique pas forcément l’assassinat. Et d’autre part l’absence de revendications ou d’objectifs politiques dans ce cas (et les précédents) est particulièrement notable.
C’est pourquoi il conviendrait de qualifier ces fanatiques d’assassins de masse…terroristes ? c’est leur faire trop d’honneur en leur prêtant implicitement un raisonnement et une conscience. (voire en les assimilant aux résistants français sous l’occupation quand les allemands bayonettes au canon chercher les « terrorist » dans les granges de fermes).
Le terme génocide pourrait également convenir car après tout au même titre que les Tutsis, les new-yorkais, les australiens de Bali, les madrilènes et les londoniens sont des groupes ethniques dont ces enragés cherchent systématiquement l’extermination massive.
Ces terminologies plus précises auraient l’avantage de clarifier un peu mieux les idées et particulièrement celles de ces belles âmes qui ne manqueront pas de s’exprimer avant peu pour chercher à relativiser, en invoquant des motifs, des explications, voire des justifications. La guerre en Irak, le problème palestinien, la pauvreté dans le monde et que sais-je ?
Ces démagogues qui prônent, la politique d’apaisement, le compromis, le renoncement, la démission ou le repli sur soi.. .sont les meilleurs alliés de ces meurtriers.
Avec les assassins de masse il n’y a rien à relativiser, on se défend activement et on fait respecter le droit… c’est une question de moralité et de survie de nos sociétés.
Et selon la citation : « le droit sans l’épée n’est qu’un mot, et la morale sans volonté un songe creux. »*
* Yves Roucaute, La puissance de la Liberté.
En marge des atrocités de Londres il peut nous venir une question sémantique… En effet le terme terroriste utilisé partout est tout à fait inapproprié ou insuffisant pour caractériser les auteurs de ce massacre…Terrorisme, selon Larousse, c’est faire régner la terreur pour un objectif politique, ce qui d'abord, n’implique pas forcément l’assassinat. Et d’autre part l’absence de revendications ou d’objectifs politiques dans ce cas (et les précédents) est particulièrement notable.
C’est pourquoi il conviendrait de qualifier ces fanatiques d’assassins de masse…terroristes ? c’est leur faire trop d’honneur en leur prêtant implicitement un raisonnement et une conscience. (voire en les assimilant aux résistants français sous l’occupation quand les allemands bayonettes au canon chercher les « terrorist » dans les granges de fermes).
Le terme génocide pourrait également convenir car après tout au même titre que les Tutsis, les new-yorkais, les australiens de Bali, les madrilènes et les londoniens sont des groupes ethniques dont ces enragés cherchent systématiquement l’extermination massive.
Ces terminologies plus précises auraient l’avantage de clarifier un peu mieux les idées et particulièrement celles de ces belles âmes qui ne manqueront pas de s’exprimer avant peu pour chercher à relativiser, en invoquant des motifs, des explications, voire des justifications. La guerre en Irak, le problème palestinien, la pauvreté dans le monde et que sais-je ?
Ces démagogues qui prônent, la politique d’apaisement, le compromis, le renoncement, la démission ou le repli sur soi.. .sont les meilleurs alliés de ces meurtriers.
Avec les assassins de masse il n’y a rien à relativiser, on se défend activement et on fait respecter le droit… c’est une question de moralité et de survie de nos sociétés.
Et selon la citation : « le droit sans l’épée n’est qu’un mot, et la morale sans volonté un songe creux. »*
* Yves Roucaute, La puissance de la Liberté.
Inscription à :
Articles (Atom)